Au Sud Togo, l’arachide se distingue non seulement par sa rentabilité pour les producteurs, mais aussi par sa capacité à enrichir naturellement les sols, combinant productivité et durabilité agricole.
Une culture peu exigeante mais bénéfique
Contrairement à de nombreuses cultures, l’arachide ne nécessite pas d’apports massifs de fertilisants minéraux ou organiques. Cette légumineuse enrichit les sols pauvres, offrant aux agriculteurs un double avantage : un cycle de récolte rapide et un terrain revitalisé pour les saisons suivantes.
Dans la région d’Anfoin, préfecture des Lacs, l’arachide se démarque parmi les cultures comme le maïs et le manioc. « Cette plante est reconnue pour améliorer la fertilité du sol tout en permettant une récolte rapide, prête à être commercialisée sur un marché existant », explique Dodzi Macold, chef de la division Étude et Prospective à l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT).
Des sols sablonneux idéaux
Les sols sablonneux de la zone offrent des conditions parfaites pour l’arachide. Contrairement aux sols argileux, lourds et difficiles à travailler, ces terrains légers permettent aux gousses de se développer pleinement et d’assurer une production optimale. « L’arachide préfère les sols bien drainés ; les sols sableux permettent aux gousses de s’enfoncer correctement et de produire efficacement », précise M. Macold.
Une culture qui s’étend sur une vaste zone
Au-delà d’Anfoin, la culture de l’arachide s’étend jusqu’à Vogan, formant une large bande agricole propice à cette légumineuse. Les agriculteurs y cultivent également le niébé, contribuant à une agriculture diversifiée et respectueuse de l’environnement.
L’arachide apparaît comme une culture stratégique pour le Sud Togo, alliant rentabilité économique et amélioration naturelle des sols. Elle illustre comment une agriculture durable peut rimer avec productivité et bénéfices pour les communautés locales.
La Rédaction

