Lors d’une interview télévisée le samedi 5 octobre 2024, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a radié toute idée d’une visite en France. Le président Algérien juge une visite dans le contexte de leurs relations de nouveau très tendues humiliante.
Plusieurs fois, depuis mai 2023 la visite du président algérien ne cesse d’être repoussé et la dernière programmée sur fin septembre et début octobre, aussi n’aura pas lieu. Dans son entretien télévisé le samedi, le président Algérien a lancé « Je n’irai pas à Canossa », une expression qui veut dire implorer le pardon.
Les relations entre Alger et Paris redevenues glaciales l’annonce de l’appui de Paris au plan d’autonomie marocain pour le territoire disputé du Sahara occidental en fin juillet. Après cette annonce de soutien de la France, l’Algérie a retiré son ambassadeur et réduit son ambassadeur et réduit sa représentation diplomatique en ne gardant d’un chargé d’affaire à Paris.
Le président accuse la France d’avoir commis un génocide lors de la colonisation. La France avait procédé à 17 essais nucléaires sur plusieurs sites dans le Sahara algérien entre 1960 et 1966. « Je n’accepte pas les mensonges sur l’Algérie. Il y a eu génocide » a-t-il martelé, accusant une « minorité haineuse » en France de bloquer toute avancée sur mémorielle. Le président a évoqué la colonisation française (1830 à 1962) et la question de mémorielle. Il estime que « l’Algérie avait été choisie pour le grand remplacement, le vrai grand remplacement » ce qui consistait à ‘’ chasser la population locale pour ramener une population européenne avec des massacres, avec une armée génocidaire’’. « Si vous voulez qu’on soit amis, venez nettoyer les sites des essais nucléaires. » a-t-il lancé.
Il a également évoqué l’accord franco-algérien de 1968 qui octroie un statut particulier aux algériens en matière de droit de circulation, séjour et emploi en France. En décembre 2023, l’Assemblée national avait rejeté un texte demandant aux autorités françaises de dénoncer l’accord.
Le président algérien lors de son entretien a déclaré « On demande la vérité historique ».
La Rédaction

