Une mission de la Banque mondiale est en cours à Lomé pour finaliser les préparatifs du projet WACA+, destiné à renforcer la lutte contre l’érosion côtière et les inondations dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
À l’approche de la clôture du projet WACA ResIP-Togo, prévue pour décembre 2026, une nouvelle étape se dessine déjà pour la protection du littoral togolais. Une mission de la Banque mondiale séjourne actuellement dans le pays afin de préparer le lancement du programme WACA+, appelé à prolonger les efforts engagés ces dernières années contre l’érosion côtière.
Conduite par Bérengère Prince, responsable régionale du projet à la Banque mondiale, cette mission a pour objectif de valider les contours de cette nouvelle phase et d’échanger avec les autorités togolaises sur les priorités d’intervention. Les discussions portent notamment sur les stratégies de résilience côtière, les mécanismes de financement et les actions à déployer dans les zones les plus exposées.
Le futur programme ne concernera pas uniquement le Togo. Il s’inscrit dans une approche régionale qui réunit plusieurs pays confrontés aux mêmes défis environnementaux : le Bénin, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, le Cap-Vert, le Sénégal, la Guinée-Bissau et le Togo. L’objectif est de coordonner les réponses face aux phénomènes d’érosion et d’inondations qui fragilisent les communautés littorales et menacent les infrastructures économiques.
Depuis plusieurs années, le projet WACA a permis de renforcer les dispositifs de protection du littoral, d’améliorer la gestion des zones côtières et de soutenir des initiatives locales de résilience. La prochaine phase devrait aller plus loin en consolidant les acquis et en développant des solutions adaptées à l’évolution du climat et à la pression démographique sur les espaces côtiers.
Pour le Togo, où la bande littorale reste un espace stratégique pour l’économie et les activités portuaires, la poursuite de ce programme représente un enjeu majeur : protéger les populations, préserver les infrastructures et assurer un développement durable des zones côtières.
La Rédaction

