Sur les quatre formations de partis d’opposition qui en sont issues à l’Assemblée, trois ont déjà fait part de leur décision de ne pas présenter de candidat à la toute première élection sénatoriale dans l’histoire du Togo, qui auront lieu le 2 février 2025. Ils n’y voient rien d’autre qu’une mascarade électorale.
Que ce soit l’ANC de Jean-Pierre Fabre, la FDR de Paul Dodji APEVON ou la DMP de Brigitte Adjamagbo-Johnson, c’est bien clair : eux ne prendront pas part aux premières élections sénatoriales dans l’histoire du Togo qui auront lieu le 2 décembre prochain. Ils dénoncent des fraudes qui ont permis, selon eux, au parti UNIR au pouvoir d’obtenir la quasi-totalité des sièges à l’Assemblée et de contrôler autant de grands électeurs, ceux-là même qui choisiront les sénateurs.
Au-delà de ça, ils considèrent cette mise en place du Sénat comme une simple continuité de ce qu’ils qualifient de « coup d’Etat constitutionnel » à savoir : l’adoption d’une nouvelle Constitution instaurant un régime parlementaire au Togo, ce que le front « Touche pas à ma Constitution » qualifie d’une « marche forcée pour entrer dans la 5e république ».
Qu’en est-il du 4e parti d’opposition à l’Assemblée ? La formation d’Aimé Gogué, ADDI, « se concerte » en tenant compte de la composition du corps électoral.
Le Sénat togolais sera composé de 61 membres, dont 41 élus au suffrage indirect par les conseillers régionaux et municipaux. Les 20 autres seront nommés par le président Faure Gnassingbé, un chiffre qui coïncide avec son 20e anniversaire de l’accession au pouvoir en février 2025.
La Rédaction
Togo. Boycott des élections sénatoriales: l’opposition «n’y voient rien d’autre qu’une mascarade électorale »
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