Cette année, la saison agricole au Togo fait face à des conditions climatiques défavorables. Une baisse significative des précipitations est observée dans le nord du pays ainsi que dans l’est de la région des plateaux. Pour maximiser les rendements agricoles, l’ANAMET a émis des recommandations aux agriculteurs en réponse aux irrégularités pluviométriques sur le territoire togolais.
Depuis fin juin 2024, le front intertropical (FIT), responsable de fortes pluies en fin de journée, a connu une remontée notable, atteignant une latitude moyenne de 23° 15 Nord. Ce phénomène a provoqué d’importantes précipitations dans les pays sahéliens tels que le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Le FIT étant éloigné du Togo, la pluviométrie a baissé dans le nord du pays et dans la partie orientale de la région des plateaux.
« Cette situation pourrait entraver la mise en place et la croissance des plantes et favoriser le développement d’insectes ravageurs de culture », a souligné l’Agence Nationale de la Météorologie du Togo (ANAMET) dans une publication d’avril 2024. Face aux risques de saison sèche longue et d’inondations, l’ANAMET a émis de recommandations aux agriculteurs qui sont entre autres :
Éviter le sarclage et l’épandage d’engrais durant les périodes de stress hydrique pour protéger les cultures.
Préparer les sols en avance et semer dès les premières pluies pour maximiser les rendements.
Opter pour des cultures à cycle court, telles que le Niébé, le soja et le sésame, qui sont mieux adaptées aux conditions climatiques actuelles.
Récolter les produits à temps pour prévenir les risques de noircissement et de pourriture.
Pour la région méridionale du pays, une mise à jour des prévisions de la petite saison pluvieuse sera disponible la semaine prochaine, fournissant des informations plus précises aux producteurs.
Selon le CFSI, le comité français pour la solidarité internationale, les effets du changement climatique sont bien présents au Togo : inondations, périodes de sécheresse, érosions sont devenues le quotidien des agriculteurs et agricultrices. Le résultat est que la part de l’agriculture togolaise dans le PIB a diminué de 12 % en moins de 15 ans, fragilisants l’économie du pays.
Il est essentiel que les agriculteurs tiennent compte de ces recommandations pour éviter de se retrouver en situation de désarroi.
La Rédaction

