De 631 en 2024 à 940 en 2026, la hausse des effectifs médicaux contraste avec les exigences du système de santé
La dernière mise à jour du tableau de l’Ordre national des médecins du Togo (ONMT), rendue publique le 7 avril 2026 à Lomé, fait état de 940 médecins officiellement enregistrés. Ce chiffre marque une évolution continue, après 886 inscrits en 2025 et 631 en 2024.
Sur la période 2024-2026, cette progression représente une augmentation d’environ 49 %, traduisant un renforcement progressif du corps médical encadré par l’institution.
Au-delà de la mise à jour administrative, cette publication s’inscrit dans un contexte où les autorités sanitaires font face à la persistance d’exercices médicaux non autorisés. L’Ordre entend ainsi renforcer la lisibilité du système et permettre une meilleure identification des praticiens légalement reconnus.
Les responsables de l’ONMT insistent sur la portée de ce registre, considéré comme un outil central de régulation de la profession et de protection des patients. Il vise également à rappeler le cadre légal d’exercice de la médecine au Togo.
Pour le président de l’Ordre, Beketi Anthony, l’appartenance à l’institution et le respect des règles déontologiques constituent les conditions indispensables pour exercer la profession. Dans cette logique, des mesures de contrôle ont déjà été engagées contre des personnes exerçant sans autorisation.
Malgré l’augmentation du nombre de médecins inscrits, les besoins nationaux restent largement supérieurs à l’offre actuelle. Les données disponibles indiquent environ 1728 médecins actifs dans le pays, un volume encore limité au regard de la demande sanitaire.
Les estimations de l’Ordre évoquent un besoin d’environ 8500 médecins afin d’atteindre les standards internationaux, notamment ceux recommandant un médecin pour 1000 habitants définis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’écart entre les besoins et les ressources disponibles souligne la nécessité d’un renforcement durable du système de santé.
La Rédaction

