Le Togo renforce son ambition d’assurer l’accès universel à l’eau potable d’ici 2030. Selon la loi de finances en cours, un budget de 19 milliards FCFA est prévu en 2025 pour soutenir cet objectif, soit une augmentation de 5 % par rapport à l’année précédente.
Une priorité pour le ministère de l’Eau
En 2025, 86 % des ressources allouées au ministère de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise seront consacrées à des actions visant à améliorer l’accès à l’eau potable. Ces efforts s’inscrivent dans le cadre du plan national d’approvisionnement en eau, avec une attention particulière aux milieux ruraux et urbains.
Parmi les initiatives phares figure la troisième phase du Projet d’amélioration des conditions sanitaires en milieu scolaire et rural (PASSCO3), qui cible les régions de la Kara et des Savanes. Ce programme prévoit la construction de 850 forages équipés de pompes à motricité humaine, permettant de desservir plus de 200 000 personnes en milieu rural d’ici fin 2025.
Focus sur le milieu urbain
En milieu urbain, le Projet de sécurité hydrique en milieu urbain au Togo (PaSH-MUT), lancé en octobre 2023, vise à installer six systèmes autonomes d’approvisionnement en eau potable dans les zones périphériques de Lomé. Cette initiative répond aux besoins croissants en eau dans les agglomérations en pleine expansion.
Par ailleurs, des travaux d’amélioration de la desserte en eau à Lomé et ses environs sont prévus. À Apédokoè, un forage d’une capacité de 40 mètres cubes par heure sera équipé et raccordé pour répondre à la demande locale.
Des progrès notables, mais des défis à relever
Selon le ministère de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise, le taux de desserte en eau potable est passé de 47,66 % en 2014 à 69 % en 2023. Malgré ces avancées, l’objectif est ambitieux : atteindre une couverture nationale de 85 % d’ici fin 2025, puis 100 % à l’horizon 2030.
Ces engagements témoignent de la volonté du gouvernement togolais de faire de l’accès à l’eau potable une priorité nationale, essentielle pour le bien-être des populations et le développement durable.
La Rédaction

