Alors que la demande énergétique progresse au Togo, des discussions entre la CEET et la NDPHC ouvrent la voie à une possible augmentation des volumes d’électricité importée depuis le Nigeria.
Une coopération énergétique appelée à évoluer
Le Togo pourrait voir croître ses importations d’électricité en provenance du Nigeria. Les échanges récents entre la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) et la Niger Delta Power Holding Company (NDPHC), tenus le 12 mars 2026, ont remis sur la table la question de l’augmentation des volumes d’énergie fournis au marché togolais.
Actuellement, le pays bénéficie d’un apport estimé à environ 75 MW dans le cadre d’un accord bilatéral. Cette capacité pourrait être renforcée si les conditions techniques et financières sont réunies.
Une réponse à une demande énergétique en hausse
Cette perspective intervient dans un contexte de pression croissante sur le réseau électrique national. L’extension de la demande, portée notamment par le développement des activités industrielles et commerciales, met sous tension les capacités actuelles d’approvisionnement.
Les récentes perturbations observées sur le réseau ont mis en évidence la nécessité de diversifier et de sécuriser davantage les sources d’énergie disponibles.
Des conditions strictes du côté nigérian
Du côté de la NDPHC, toute augmentation des exportations reste conditionnée à la mise en place de garanties jugées indispensables. L’entreprise insiste notamment sur la nécessité de mécanismes de paiement fiables et de cadres contractuels sécurisés, garants de la stabilité des échanges transfrontaliers.
Cette prudence reflète les exigences croissantes dans les transactions énergétiques régionales, où la viabilité financière est un facteur central.
Entre importation et souveraineté énergétique
À moyen terme, l’enjeu pour le Togo dépasse la seule question des volumes importés. Il s’agit également de trouver un équilibre entre recours à l’électricité extérieure et développement des capacités de production nationales.
Cette double approche apparaît comme une condition essentielle pour répondre durablement à la croissance de la demande et réduire la vulnérabilité du système énergétique.
La Rédaction

