Dans un contexte de tensions politiques, le groupe français Orano a annoncé mercredi la prise de contrôle opérationnel de sa filiale Somaïr par les autorités nigériennes. Conséquence directe du coup d’État militaire de juillet 2023, ce conflit illustre la fragilité des investissements étrangers dans la région.
Orano, actionnaire majoritaire à 63,4 %, dénonce des ingérences répétées dans la gestion de Somaïr. Depuis plusieurs mois, les décisions du conseil d’administration ne sont plus respectées. Le 3 décembre, le gouvernement nigérien a officiellement refusé l’exportation de la production, aggravant la situation.
Cette crise n’est pas nouvelle : en juin 2023, le Niger avait déjà retiré à Orano le permis d’exploitation du gisement d’Imouraren, l’un des plus grands gisements d’uranium au monde. Le groupe français a suspendu sa production le 31 octobre et entend défendre ses droits auprès des instances compétentes.
Le conflit met en lumière les enjeux géopolitiques complexes autour des ressources minières africaines, où les intérêts économiques se heurtent aux aspirations de souveraineté nationale.
La Rédaction

