Le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), parti fondé par l’ancien président tchadien Idriss Déby Itno et actuellement principal soutien de son fils et successeur Mahamat Idriss Deby, fait face à des difficultés. Le MPS rencontre des obstacles avec l’Agence nationale de gestion des élections (ANGE), qui a rejeté plusieurs candidatures du parti pour les élections législatives et locales prévues le 29 décembre 2024
Parmi les candidatures rejetées, celle de Mahamat Zen Bada, le secrétaire général du MPS, est particulier. Son dossier a été rejeté en raison d’une condamnation antérieure pour faux et usage de faux en écriture publique et détournement de fonds publics. Selon RFI, « Au moins six candidats du MPS sont déboutés, dont cinq pour avoir été condamnés à de la prison ferme par le passé au Tchad. Parmi ces condamnés, quatre l’ont été pour détournements de fonds publics, selon les lettres de rejet consultées et authentifiées ».
Pour l’instant, le MPS n’a pas encore réagi officiellement à cette situation. Le parti pourrait envisager de contester ces décisions ou de présenter d’autres candidats. Selon son porte-parole Issa Doubragne, le MPS procède actuellement à des vérifications et se tiendra aux côtés des candidats non retenus « pour des recours éventuels »
Cette situation relève les relations entre le gouvernement actuel et les institutions électorales. L’évolution de cette affaire sera cruciale pour comprendre l’avenir politique du Tchad, notamment en ce qui concerne la représentation du MPS.
La Rédaction

