La Tanzanie se prépare à ses élections générales ce mercredi 29 octobre 2025. Les électeurs se rendront aux urnes pour élire le président, les députés de l’Assemblée nationale et les conseillers municipaux.
Samia Suluhu Hassan, présidente sortante, candidate pour la première fois à un mandat complet, avait accédé au pouvoir après le décès de John Magufuli, dont elle avait été la vice-présidente de 2015 à 2021. Son profil, marqué par la continuité de certaines politiques tout en ouvrant de nouvelles perspectives, en fait une candidate incontournable du scrutin.
Parmi les 17 candidats en lice, les principaux partis d’opposition, Chadema et ACT-Wazalendo (Alliance pour le changement et la transparence), ont choisi de ne pas participer, dénonçant un contexte jugé défavorable.
Si son arrivée au pouvoir avait été saluée par de nombreux observateurs, la présidente Suluhu Hassan fait aujourd’hui face à des critiques liées à des mesures jugées sévères envers l’opposition, incluant arrestations, sanctions étatiques et procès médiatisés. Le chef du Chadema, Tundu Lissu, a récemment été poursuivi pour trahison après avoir appelé à des réformes électorales.
Les partisans du parti au pouvoir, le CCM, insistent sur la nécessité de réformer des secteurs clés comme la santé. « Les coûts hospitaliers sont très élevés et il arrive parfois qu’une famille doive payer même après le décès d’un proche », explique une militante lors d’un rassemblement. Des partis émergents, comme CHAUMA, misent sur le renouvellement politique et souhaitent voir des jeunes leaders apporter dynamisme et changement dans le pays.
La Commission électorale nationale rapporte que plus de 37 millions d’électeurs sont inscrits cette année, soit une augmentation par rapport à 2020. Les autorités ont en outre limité la participation des missions d’observation régionales et internationales, soulevant des interrogations sur la transparence du processus électoral.
La Rédaction

