À moins de six semaines de l’élection présidentielle prévue le 29 octobre, la scène politique tanzanienne se tend autour d’une opposition fragilisée par une série de blocages judiciaires et administratifs. Ces mesures soulèvent des doutes croissants sur la transparence du scrutin.
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Le cas Tundu Lissu : symbole d’une opposition sous pression
Figure de proue du principal parti d’opposition Chadema, Tundu Lissu reste inculpé de trahison après son arrestation en avril pour avoir plaidé en faveur de réformes électorales. Malgré la demande de non-lieu déposée par ses avocats, la justice a confirmé la poursuite du procès.
L’exclusion de Chadema du processus électoral marque un tournant majeur, réduisant considérablement l’espace d’expression pour l’opposition.
Luhaga Mpina de nouveau évincé
Du côté de l’ACT Wazalendo, troisième force politique du pays, la situation est tout aussi tendue. Son candidat, Luhaga Mpina, a été écarté à plusieurs reprises. Après une première disqualification en août pour “manque de qualifications”, annulée par la Cour suprême, le procureur général a de nouveau invalidé sa candidature lundi, cette fois pour des motifs procéduraux.
Le parti accuse directement la présidente Samia Suluhu Hassan de vouloir affaiblir le pluralisme politique et “détruire le système multipartite” en Tanzanie.
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Inquiétudes internationales sur l’équité du scrutin
Depuis plusieurs semaines, ONG de défense des droits humains et observateurs étrangers dénoncent une répression accrue. Ils pointent du doigt l’usage de procédures judiciaires controversées et de décisions administratives perçues comme arbitraires, qui limitent la capacité de l’opposition à participer pleinement à la compétition électorale.
À l’approche du 29 octobre, les regards se tournent vers Dar es Salaam, où se joue bien plus qu’une simple élection : l’avenir du multipartisme et de la démocratie en Tanzanie.
La Rédaction

