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	<title>Archives des Soudan du sud - La Cinquième</title>
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		<title>Patrimoine mondial : l’Afrique gagne du terrain dans la cartographie de l’Unesco</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Aug 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>L’inscription de 25 nouveaux sites au Patrimoine mondial marque une avancée symbolique pour l’Afrique. Les Comores, São Tomé-et-Príncipe et le Soudan du Sud y font notamment leur entrée pour la première fois, réduisant un déséquilibre ancien dans la représentation des patrimoines africains à l’échelle internationale. La carte du Patrimoine mondial s’élargit à des territoires africains [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’inscription de 25 nouveaux sites au Patrimoine mondial marque une avancée symbolique pour l’Afrique. Les Comores, São Tomé-et-Príncipe et le Soudan du Sud y font notamment leur entrée pour la première fois, réduisant un déséquilibre ancien dans la représentation des patrimoines africains à l’échelle internationale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La carte du Patrimoine mondial s’élargit à des territoires africains jusqu’ici absents. Avec l’inscription de nouveaux sites, l’Unesco ouvre pour la première fois sa liste aux Comores, à São Tomé-et-Príncipe et au Soudan du Sud. Une reconnaissance qui dépasse la seule dimension culturelle : elle engage aussi des enjeux de visibilité, de conservation et de diplomatie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, plusieurs États africains sont restés faiblement représentés dans les grandes classifications patrimoniales internationales. Difficultés de préparation des dossiers, manque de moyens techniques, conflits ou faibles capacités de conservation ont souvent freiné les candidatures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une reconnaissance qui change aussi le rapport au patrimoine</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’entrée de nouveaux pays sur la liste permet de mieux refléter la diversité des paysages, des traditions et des trajectoires historiques du continent. Elle offre également aux autorités nationales un argument supplémentaire pour mobiliser des financements, renforcer la protection des sites et structurer des politiques touristiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le label Unesco ne constitue toutefois pas une garantie automatique de sauvegarde. Être inscrit implique des obligations de gestion, de documentation et de protection à long terme. Pour certains États fragiles, l’enjeu sera précisément de transformer la reconnaissance internationale en capacité concrète de conservation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle vague d’inscriptions traduit aussi une volonté de corriger progressivement la surreprésentation historique de certaines régions du monde. L’Afrique demeure encore en retrait en nombre de biens classés, alors même que son patrimoine naturel, archéologique et immatériel constitue une part majeure de l’histoire mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un enjeu de représentation autant que de conservation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Comores, São Tomé-et-Príncipe et le Soudan du Sud, cette première inscription possède une forte charge symbolique. Elle place leurs patrimoines dans un récit mondial dont ils étaient jusque-là absents et leur offre une visibilité nouvelle dans les enceintes culturelles internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le véritable test commencera après l’inscription. Le défi sera de protéger ces sites sans les figer, d’associer les communautés locales à leur gestion et d’éviter que leur reconnaissance ne se réduise à un argument touristique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La décision de l’Unesco marque donc moins un aboutissement qu’un rééquilibrage encore en cours. Elle rappelle surtout que le patrimoine mondial ne peut prétendre à l’universalité qu’à condition de mieux représenter les histoires et les paysages longtemps restés à sa périphérie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source principale :</strong>&nbsp;informations de l’Unesco relatives aux nouvelles inscriptions sur la Liste du Patrimoine mondial.</p>
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		<title>Soudan du Sud : l’effondrement des soins de proximité transforme chaque urgence en parcours à risque</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Humanitaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Dans le Bahr el Ghazal du Nord, deux tiers des centres de santé ont fermé depuis le début de 2025, sous l’effet de la contraction des financements humanitaires. Pour 1,4 million d’habitants, l’accès aux soins dépend désormais de quelques structures saturées, au prix de trajets longs, coûteux et parfois mortels. Au Soudan du Sud, la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le Bahr el Ghazal du Nord, deux tiers des centres de santé ont fermé depuis le début de 2025, sous l’effet de la contraction des financements humanitaires. Pour 1,4 million d’habitants, l’accès aux soins dépend désormais de quelques structures saturées, au prix de trajets longs, coûteux et parfois mortels.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Soudan du Sud, la crise du financement humanitaire se traduit désormais directement dans les services de santé. Dans le Bahr el Ghazal du Nord, seuls 61 centres de santé primaires restent opérationnels sur les 180 recensés au début de 2025, selon Médecins Sans Frontières. Cette contraction du réseau de proximité reporte la pression sur l’hôpital d’Aweil, devenu le principal recours pour les urgences graves. Les structures encore ouvertes manquent de médicaments, les personnels sont parfois privés de salaire et les mécanismes de transfert des patients fonctionnent mal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des distances qui aggravent les urgences</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les familles, la fermeture d’un centre ne signifie pas seulement quelques kilomètres supplémentaires. Elle peut transformer une complication médicale en course contre la montre. MSF rapporte le cas d’une mère ayant dû parcourir plusieurs heures avec son nouveau-né avant d’atteindre Aweil. L’enfant, atteint d’une fasciite nécrosante, a finalement été sauvé, mais le trajet et les transferts successifs ont coûté plus de 100 dollars à la famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes enceintes sont particulièrement exposées. L’absence de soins obstétricaux à proximité provoque des arrivées tardives à l’hôpital, parfois après plusieurs heures ou plusieurs jours de travail. MSF estime qu’au regard des normes de l’OMS, l’État devrait disposer d’au moins 14 structures capables de prendre en charge les urgences obstétricales. L’hôpital d’Aweil serait aujourd’hui le seul service pleinement opérationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aweil absorbe une crise qui le dépasse</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La saturation se lit dans les chiffres. En 2025, les équipes de MSF ont assisté à plus de 8 000 accouchements, contre 6 000 prévus. Au premier semestre 2026, environ 3 500 naissances ont déjà été enregistrées. Les consultations d’urgence sont passées de 15 000 à 26 000, tandis que les admissions en néonatologie ont augmenté de 30 %. Les complications obstétricales nécessitant des interventions lourdes progressent elles aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La malnutrition ajoute une pression supplémentaire. Au premier semestre 2026, 1 065 enfants ont été admis pour malnutrition aiguë sévère, soit une hausse de 87 % sur un an. La période de forte malnutrition, autrefois concentrée entre mai et juillet, s’étend désormais jusqu’en octobre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le financement devient un enjeu vital</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour MSF, la situation ne peut être absorbée durablement par un seul hôpital ni par une seule organisation. Le problème n’est plus seulement celui de la capacité hospitalière, mais celui de la disparition du premier niveau de soins. Réouvrir les centres de proximité permettrait de traiter plus tôt les infections, les complications de grossesse et les premiers signes de malnutrition. À défaut, les patients arrivent plus tard, plus malades et plus coûteux à prendre en charge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Bahr el Ghazal du Nord, la réduction de l’aide humanitaire produit ainsi un effet en cascade : moins de structures, davantage de retards, plus de complications et une pression toujours plus forte sur les rares services encore debout.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source :</strong>&nbsp;Médecins Sans Frontières (MSF), données et témoignages sur la dégradation de l’accès aux soins dans le Bahr el Ghazal du Nord.</p>
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		<title>Le peuple Dinka : une civilisation façonnée par le bétail dans les plaines du Nil </title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 08:45:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 5</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Dans les vastes zones inondables du Soudan du Sud, l’ethnie Dinka articule son existence sociale, économique et cosmogonique autour de l’élevage bovin. Un mode de vie séculaire dicté par le rythme des crues et le giron des alliances claniques. Le Sudd : une géographie dictée par les humeurs du Nil Dans le bassin du Nil [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 5</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans les vastes zones inondables du Soudan du Sud, l’ethnie Dinka articule son existence sociale, économique et cosmogonique autour de l’élevage bovin. Un mode de vie séculaire dicté par le rythme des crues et le giron des alliances claniques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Sudd : une géographie dictée par les humeurs du Nil</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9983.jpeg" alt="" class="wp-image-53838" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9983.jpeg 640w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9983-300x225.jpeg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Sudd – Soudan du Sud<br>Le Sudd, l’une des plus grandes zones humides au monde, formée par le Nil blanc.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le bassin du Nil Blanc, au cœur du Soudan du Sud, les paysages du Sudd (l’une des plus grandes zones humides au monde) n’ont rien de figé. Ici, la terre se négocie au gré des moussons. Durant la saison des pluies (<em>ruel</em>), les fleuves sortent de leur lit, transformant la savane en une immense lagune intérieure et forçant les hommes à se replier sur les rares terres exondées. À l’inverse, la saison sèche (<em>mai</em>) amorce un lent reflux, dévoilant des plaines herbeuses d’une fertilité exceptionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans cet écosystème amphibie que se déploie le destin des Dinka (ou&nbsp;<em>Jieng</em>, de leur propre nom). Pour ce peuple de pasteurs, le nomadisme n’est pas une errance, mais une chorégraphie millimétrée. L’alternance des saisons y régit tout : l’architecture des campements, l’alimentation et la survie même des troupeaux, qui constituent le cœur battant de leur identité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le grand troupeau : monnaie, prestige et grammaire sociale</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="382" height="523" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9985.jpeg" alt="" class="wp-image-53836" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9985.jpeg 382w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9985-219x300.jpeg 219w" sizes="(max-width: 382px) 100vw, 382px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vaches Ankole-Watusi – Afrique de l’Est<br>Ankole-Watusi, élevées notamment par des peuples comme les Dinka et les Mundari au Soudan du Sud, où le bétail constitue une richesse sociale majeure et sert souvent de dot lors des mariages.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Chez les Dinka, réduire le bétail à sa simple valeur marchande ou nutritionnelle serait un contresens. Les grands bovidés à longues cornes, issus de la race&nbsp;<em>Ankole-Watusi</em>, incarnent un fait social total. Ils s’inscrivent au sommet de la hiérarchie des valeurs, mesurant le prestige d’un homme, scellant les traités de paix et dictant le rang au sein de la communauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Pour un Dinka, la vache n’est pas un bien que l’on possède, c’est un miroir de soi-même. On lui donne un nom, on lui compose des chants, on s’identifie à sa robe. »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette centralité s’exprime avec acuité lors des alliances matrimoniales. La dot (<em>hok de thiook</em>) s’évalue exclusivement en têtes de bétail — parfois plusieurs dizaines pour une seule union. Le mariage dépasse alors la simple affaire privée : il devient un contrat géopolitique interclanique. Le transfert des bêtes d’un lignage à un autre tisse un réseau d’obligations mutuelles, agissant comme une assurance sociale indispensable dans une région historiquement instable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La transhumance comme art de vivre</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="480" height="288" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9986.jpeg" alt="" class="wp-image-53835" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9986.jpeg 480w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9986-300x180.jpeg 300w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /><figcaption class="wp-element-caption">Peuple Dinka – Soudan du Sud<br>Peuple Dinka, communauté pastorale se déplaçant vers les plaines du Nil en saison sèche, où le bétail occupe une place centrale dans la dot et les cérémonies.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Pour nourrir ces précieux cheptels, les Dinka pratiquent une transhumance pendulaire rigoureuse. Dès que la sécheresse tarit les plateaux intérieurs, les jeunes gens guident les animaux vers le&nbsp;<em>toich</em>, ces prairies de résurgence situées en lisière des marais permanents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vie s’organise alors dans les&nbsp;<em>wats</em>, de grands campements de toile et de cendres de bouse de vache (utilisées comme répulsif contre les nuées de moustiques). Dans ces espaces éphémères, la symbiose entre l’éleveur et sa bête est absolue. Les journées sont rythmées par la traite, le brossage des robes et la conduite aux pâtures. Ce nomadisme saisonnier exige une plasticité sociale permanente, abolissant la frontière entre espace domestique et liberté pastorale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une démocratie pastorale sans État centralisé</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="491" height="407" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9984.jpeg" alt="" class="wp-image-53837" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9984.jpeg 491w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9984-300x249.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 491px) 100vw, 491px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ankole-Watusi – Soudan du Sud</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan politique, la société Dinka se distingue par une structure segmentaire et acéphale, c’est-à-dire dépourvue d’un pouvoir exécutif centralisé ou d’institutions étatiques rigides. L’autorité est diffuse, répartie entre une multitude de clans autonomes mais interconnectés par le sang et le bétail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La régulation des conflits — souvent liés à l’accès aux points d’eau ou aux vols de bétail — repose sur la figure du « Chef de la peau de léopard » ou sur les maîtres de la lance de prière (<em>monybik</em>). Les décisions d’intérêt général se prennent sous l’arbre à palabres, au terme de longs débats visant le consensus. Cet équilibre horizontal, bien que fragile, a permis aux Dinka de préserver leur cohésion face aux agressions extérieures et aux vicissitudes de l’histoire soudanaise.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’initiation : devenir homme par et pour le bétail</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="382" height="523" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/Sans-titre-19-juin-2026-a-16.42.06.jpeg" alt="" class="wp-image-53841" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/Sans-titre-19-juin-2026-a-16.42.06.jpeg 382w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/Sans-titre-19-juin-2026-a-16.42.06-219x300.jpeg 219w" sizes="auto, (max-width: 382px) 100vw, 382px" /><figcaption class="wp-element-caption">Initiation Paraar – Tradition culturelle<br>Rituel d’initiation marqué par une rupture symbolique forte, dont le point central est la scarification du front destinée à inscrire l’appartenance clanique dans le corps.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’accès au statut d’adulte s’opère par des rites de passage hautement codifiés. Pour les adolescents, l’initiation (<em>paraar</em>) marque une rupture ontologique. Le point d’orgue de ce rituel est la scarification du front, où plusieurs entailles horizontales sont pratiquées pour sculpter l’appartenance clanique dans la chair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’issue de cette épreuve, le jeune initié reçoit un taureau de parade dont la robe et la forme des cornes s’associeront à son propre nom pour le reste de sa vie. Dès lors, son rôle change de nature : il quitte le monde de l’enfance pour endosser la responsabilité militaire et économique du groupe, devenant le gardien et le défenseur armé du troupeau face aux prédateurs et aux razzias.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Syncrétisme spirituel et permanence du sacré</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" loading="lazy" decoding="async" width="379" height="527" src="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9987.jpeg" alt="" class="wp-image-53834" srcset="https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9987.jpeg 379w, https://www.lacinquieme.tg/wp-content/uploads/2026/06/IMG_9987-216x300.jpeg 216w" sizes="auto, (max-width: 379px) 100vw, 379px" /><figcaption class="wp-element-caption">Guerrier Dinka – Soudan du Sud<br>Peuple Dinka, représenté dans sa tradition guerrière avec un corset de perles et une lance, symboles de statut et d’identité culturelle.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière la modernité de façade et l’adoption massive du christianisme (catholique et anglican) au cours du XXe siècle, le substrat religieux traditionnel des Dinka demeure vivace. Il s’est opéré un syncrétisme subtil où le Dieu unique chrétien résonne avec&nbsp;<em>Nhialic</em>, la divinité suprême du panthéon traditionnel Dinka, source de toute pluie et de toute vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les esprits des ancêtres (<em>Yat</em>) et les forces de la nature continuent d’être honorés lors de rituels spécifiques. Dans cette cosmologie, le sacrifice d’un bovidé reste l’acte liturgique suprême, le canal privilégié pour rétablir l’harmonie rompue entre le monde des hommes et celui des esprits.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le bétail, verbe et destin d’un peuple</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, l’univers Dinka se résume à une tension constante entre le mouvement des bêtes et l’enracinement des traditions. Dans ces plaines d’Afrique de l’Est, l’animal n’est pas un simple capital de subsistance, mais l’alphabet même de la culture. Il est le médium par lequel les hommes se parlent, se marient, se souviennent et continuent, malgré les guerres civiles et les dérèglements climatiques, à habiter poétiquement les rives du Nil.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Références et lectures académiques pour approfondir</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Lienhardt, Godfrey</strong>,&nbsp;<em>Divinity and Experience: The Religion of the Dinka</em>, Oxford University Press</li>



<li><strong>Evans-Pritchard, E.E.</strong>,&nbsp;<em>The Nuer</em>, Oxford University Press</li>



<li><strong>Deng, Francis Mading</strong>,&nbsp;<em>The Dinka of the Sudan</em>, Waveland Press</li>



<li>Rapports du&nbsp;<em>Sudan Archives</em>&nbsp;de l’Université de Durham sur l’évolution socio-économique des pasteurs nilotiques</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.lacinquieme.tg/le-peuple-dinka-une-civilisation-faconnee-par-le-betail-dans-les-plaines-du-nil/">Le peuple Dinka : une civilisation façonnée par le bétail dans les plaines du Nil </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.lacinquieme.tg">La Cinquième</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Soudan du Sud : plus de la moitié de la population face au spectre d’une famine généralisée, alerte l’ONU</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Crise humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Famine]]></category>
		<category><![CDATA[Insécurité alimentaire]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[PAM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Confronté à une impasse financière et logistique, le Programme alimentaire mondial (PAM) craint une catastrophe humanitaire imminente pour 13 millions de personnes. La trajectoire du Soudan du Sud s’enfonce un peu plus dans le rouge. Selon les dernières projections des Nations unies, l’insécurité alimentaire aiguë frappe désormais plus de 56 % de la population, laissant [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Confronté à une impasse financière et logistique, le Programme alimentaire mondial (PAM) craint une catastrophe humanitaire imminente pour 13 millions de personnes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La trajectoire du Soudan du Sud s’enfonce un peu plus dans le rouge. Selon les dernières projections des Nations unies, l’insécurité alimentaire aiguë frappe désormais plus de 56 % de la population, laissant environ 13 millions d’habitants dans un dénuement extrême. Cette dégradation continue met à nu la fragilité structurelle d’un État pris au piège de crises superposées, où la réponse humanitaire s’avère désormais disproportionnée face à l’immensité des besoins.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Géopolitique du chaos : entre paix vacillante et blocus climatiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La géographie de la faim coïncide de près avec celle des tensions politiques. La résurgence des hostilités dans plusieurs provinces, conjuguée à l’effritement progressif de l’accord de paix de 2018, fait peser une menace de famine sur des régions entières. Si la réouverture de certains corridors humanitaires dans les territoires sous contrôle de l’opposition offre un répit technique, l’accès sécurisé aux populations reste un défi de chaque instant pour les ONG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le terrain, les civils subissent une double peine. Les communautés se retrouvent prises en étau entre des lignes de front mobiles et des inondations chroniques à répétition. Cette convergence des chocs climatiques et militaires asphyxie l’économie de subsistance et condamne des comtés entiers à l’isolement, rendant le risque de famine tangible à très court terme. Pour acheminer les secours, les équipes humanitaires doivent déployer une logistique lourde, combinant voies terrestres, fluviales et rotations aériennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’effet ciseau : explosion des coûts et déficit de financement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette urgence, le Programme alimentaire mondial (PAM) se heurte à un mur budgétaire. L’agence onusienne accuse un déficit critique de 266 millions de dollars pour sécuriser et étendre ses lignes de distribution. L’équation humanitaire est implacable : sur les 7,8 millions de Sud-Soudanais nécessitant une assistance immédiate, les ressources actuelles ne permettent d’en prendre en charge que 4,2 millions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce fossé opérationnel est exacerbé par des variables macroéconomiques exogènes. Les tensions géopolitiques mondiales ont entraîné une flambée des prix du carburant, alourdissant les coûts de transport de plusieurs millions de dollars chaque mois. Dans un pays aux infrastructures quasi inexistantes, cette inflation logistique paralyse l’efficacité de l’aide internationale, dont le Soudan du Sud est tributaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une course contre la montre humanitaire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Engagées dans une gestion de crise permanente, les agences multilatérales opèrent désormais sous une pression maximale. Sans un sursaut financier de la communauté internationale et une stabilisation durable du front sécuritaire, le Soudan du Sud basculera inévitablement vers un scénario de crise de grande ampleur dans les prochains mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Soudan du Sud : HRW alerte sur un possible affaiblissement du mandat de la mission de l’ONU</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>À New York, les négociations autour du renouvellement du mandat de la mission des Nations unies au Soudan du Sud interviennent à un stade sensible, dans un contexte où la situation sécuritaire reste instable. Human Rights Watch (HRW) met en garde contre toute révision qui réduirait la capacité d’action de la mission, alors même que [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À New York, les négociations autour du renouvellement du mandat de la mission des Nations unies au Soudan du Sud interviennent à un stade sensible, dans un contexte où la situation sécuritaire reste instable. Human Rights Watch (HRW) met en garde contre toute révision qui réduirait la capacité d’action de la mission, alors même que les besoins de protection des civils demeurent élevés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’organisation estime qu’un mandat amoindri compromettrait à la fois la sécurité des populations et l’accès à l’aide humanitaire dans plusieurs zones du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une insécurité persistante malgré les cadres politiques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les accords censés stabiliser le pays, le terrain reste marqué par des violences régulières. HRW évoque des opérations militaires ayant touché des zones habitées, avec des conséquences directes pour les civils, notamment des destructions d’infrastructures essentielles et des déplacements de population.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la mission onusienne conserve un rôle central, en particulier pour sécuriser certaines zones et permettre l’intervention des acteurs humanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des arbitrages diplomatiques sous surveillance</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions au Conseil de sécurité s’inscrivent dans un équilibre politique complexe. HRW souligne que certaines orientations défendues lors des précédents cycles de négociation visaient à réduire la portée de certains volets du mandat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sont notamment concernés les aspects liés aux droits humains, à la lutte contre les violences sexuelles, à la participation des femmes aux processus de paix ou encore à l’intégration de certains enjeux transversaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’ONG, ces dimensions participent directement à l’efficacité globale des opérations de maintien de la paix et ne peuvent être considérées comme secondaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Préserver un mandat opérationnel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces enjeux, HRW appelle les membres du Conseil de sécurité à maintenir un mandat robuste, capable de répondre aux réalités du terrain. L’organisation insiste sur la nécessité de préserver les fonctions essentielles de la mission : protection des civils, appui humanitaire et suivi des violations des droits fondamentaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un pays où les institutions restent fragiles et où les tensions persistent, toute réduction des capacités de la mission risquerait, selon HRW, d’accentuer la vulnérabilité des populations déjà exposées aux violences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction&nbsp;</strong></p>
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		<title>Ouganda : un prêt controversé pour l’exportation d’électricité vers le Soudan du Sud</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/ouganda-un-pret-controverse-pour-lexportation-delectricite-vers-le-soudan-du-sud/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Exportation énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Ouganda]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan du sud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Le Parlement ougandais a donné son feu vert à un prêt de 121,9 millions de dollars destiné à financer l’exportation d’électricité vers le Soudan du Sud, malgré des tensions et des débats internes sur l’impact pour les consommateurs locaux et la dette nationale. Une initiative régionale saluée par certains élus Pour plusieurs parlementaires, ce projet [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le Parlement ougandais a donné son feu vert à un prêt de 121,9 millions de dollars destiné à financer l’exportation d’électricité vers le Soudan du Sud, malgré des tensions et des débats internes sur l’impact pour les consommateurs locaux et la dette nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une initiative régionale saluée par certains élus</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour plusieurs parlementaires, ce projet représente une opportunité stratégique. Il permettrait à l’Ouganda de générer des revenus en devises étrangères tout en écoulant sa production excédentaire. Edson Rugumayo, représentant de la jeunesse de l’Ouest, a insisté sur le rôle de l’Ouganda comme puissance énergétique régionale, tandis que le ministre d’État à l’Énergie, Sidronius Okaasai, a rappelé que la nation dispose de 2 056 MW de capacité installée mais n’en consomme que 900 MW.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des inquiétudes sur l’endettement et la distribution nationale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres députés se sont montrés sceptiques. Charles Tebandeke (NUP, comté de Bbale) a dénoncé le manque de transparence autour des accords internationaux, soulignant que seuls 15 % des ménages bénéficient d’une électricité fiable malgré une couverture officielle de 25 %. De son côté, la députée Naome Kabasharira (comté de Rushenyi) a critiqué le paradoxe d’une production excédentaire face à des délestages fréquents, estimant que ce prêt profiterait davantage au Soudan du Sud qu’aux Ougandais eux-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des projets d’infrastructures pour soutenir l’exportation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport du Comité sur l’économie nationale prévoit la construction d’une interconnexion électrique de 299 km reliant la centrale de Karuma à Juba, via Nimule et Bibia. La première année, environ 624 GWh devraient être exportés, contribuant également à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le Parlement a par ailleurs approuvé deux autres prêts : 342,5 millions d’euros de Standard Chartered Bank pour la ligne Karuma–Tororo et le poste de Ntinda, et 230,4 millions d’euros de Citi Bank pour la route Jinja–Malaba.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une stratégie régionale malgré les défis nationaux</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Ouganda, avec une capacité installée d’environ 2 000 MW, peine encore à fournir l’électricité à l’ensemble de sa population. Le gouvernement mise sur le commerce régional de l’électricité pour rentabiliser ses investissements et consolider sa position dans la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), malgré les critiques sur les tarifs nationaux et le manque d’accès pour de nombreux citoyens.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Soudan du Sud : un pas décisif vers la fin des enfants soldats</title>
		<link>https://www.lacinquieme.tg/soudan-du-sud-un-pas-decisif-vers-la-fin-des-enfants-soldats/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 09:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[DDR]]></category>
		<category><![CDATA[Enfants soldats]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan du sud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>Au Soudan du Sud, la libération récente d’enfants soldats des Forces de défense du peuple du Sud-Soudan (SSPDF) marque un tournant dans les efforts nationaux pour mettre fin au recrutement d’enfants. Selon la mission des Nations unies au Sud-Soudan (UNMISS), cette initiative témoigne de la volonté des autorités de réintégrer ces jeunes dans la vie [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>
<p class="wp-block-paragraph">Au Soudan du Sud, la libération récente d’enfants soldats des Forces de défense du peuple du Sud-Soudan (SSPDF) marque un tournant dans les efforts nationaux pour mettre fin au recrutement d’enfants. Selon la mission des Nations unies au Sud-Soudan (UNMISS), cette initiative témoigne de la volonté des autorités de réintégrer ces jeunes dans la vie civile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Yambio, une cérémonie officielle a symbolisé cette transition, offrant aux enfants une opportunité concrète de reprendre une vie normale. Le Commandant de la Brigade 16, Brigade Akech Maker, a déclaré : « Le SSPDF n’autorisera pas le recrutement d’enfants dans l’armée. Si un enfant montre de l’intérêt, nous le guiderons plutôt vers l’éducation. J’invite les institutions à soutenir pleinement ces enfants, afin qu’ils ne retournent pas dans les casernes. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les responsables du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration (DDR) s’emploient à enregistrer et vérifier chaque enfant afin de faciliter leur retour à la société. Hellen Ernasio, Présidente DDR de l’Equatoria occidental, souligne l’importance d’un suivi continu : « Nous continuerons à surveiller qu’ils ne sont pas là pour que notre armée soit lavée de cette liste de honte qui lui a été infligée à cause du recrutement d’enfants et d’autres violations des droits de l’enfant. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les centres temporaires, les travailleurs sociaux et le personnel de l’UNICEF offrent un soutien psychosocial complet, des outils pédagogiques et des conseils personnalisés pour répondre aux besoins spécifiques de chaque enfant. Clement Gbatanawo, représentant de l’UNICEF à Yambio, explique : « Nous allons apporter un soutien psychosocial à ces enfants dans le centre de transit au CTC, et nous allons également évaluer leurs besoins en termes de compétences ou ce qu’ils aimeraient faire, l’apprentissage formel ou la formation professionnelle. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UNMISS poursuivra sa surveillance pour garantir que ces enfants restent dans la société civile et ne soient pas réintégrés dans des groupes armés. L’organisation exhorte toutes les parties au conflit et tous les commandants à remettre tout enfant sous leur commandement aux autorités compétentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative constitue un pas essentiel vers la protection des droits des enfants et la construction d’un avenir pacifique pour le Soudan du Sud.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Rédaction</strong>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Soudan du Sud : Riek Machar inculpé pour meurtre et crimes contre l’humanité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 09:58:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Crimes contre l’humanité]]></category>
		<category><![CDATA[Riek Machar]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan du sud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> &#60; 1</span> <span class="rt-label rt-postfix">minute</span></span>Au Soudan du Sud, le vice-président&#160;Riek Machar&#160;a été officiellement inculpé pour&#160;meurtre,&#160;terrorisme,&#160;trahison&#160;et&#160;crimes contre l’humanité. Selon un communiqué publié le jeudi 11 septembre par le&#160;ministère de la Justice, Machar est accusé d’avoir coordonné, en mars dernier avec sept coaccusés, une attaque contre une&#160;base militaire dans le nord du pays, ayant causé la mort de plus de 250 [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au Soudan du Sud, le vice-président&nbsp;<strong>Riek Machar</strong>&nbsp;a été officiellement inculpé pour&nbsp;<strong>meurtre</strong>,&nbsp;<strong>terrorisme</strong>,&nbsp;<strong>trahison</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>crimes contre l’humanité</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon un communiqué publié le jeudi 11 septembre par le&nbsp;<strong>ministère de la Justice</strong>, Machar est accusé d’avoir coordonné, en mars dernier avec sept coaccusés, une attaque contre une&nbsp;<strong>base militaire dans le nord du pays</strong>, ayant causé la mort de plus de 250 soldats. L’assaut a également coûté la vie à un&nbsp;<strong>major général sud-soudanais</strong>&nbsp;et à un&nbsp;<strong>pilote de l’ONU</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire aussi :</strong>&nbsp;<a href="https://www.lacinquieme.tg/soudan-du-sud-riek-machar-en-residence-surveillee-un-pays-au-bord-de-leffondrement/">Soudan du Sud. Riek Machar en résidence surveillée, un pays au bord de l’effondrement</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces événements font suite à plusieurs semaines de tension en mars, caractérisées par des frappes dans le&nbsp;<strong>nord-est</strong>&nbsp;et des tirs d’artillerie près de la capitale. Suite à ces violences, Riek Machar a été arrêté et placé en&nbsp;<strong>résidence surveillée</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les affrontements entre les forces du&nbsp;<strong>président Salva Kiir</strong>&nbsp;et celles de Machar ravivent la crainte d’un&nbsp;<strong>retour à la guerre civile</strong>, sept ans après le précédent conflit entre les deux camps, qui avait fait près de&nbsp;<strong>400 000 morts</strong>&nbsp;entre 2013 et 2018.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Soudan du Sud : l’ONU ouvre une base temporaire pour protéger les civils à Tambura</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[MINUSS]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[Protection des civils]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan du sud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> 2</span> <span class="rt-label rt-postfix">minutes</span></span>La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) a annoncé vendredi la construction d’une nouvelle base temporaire dans la région de Tambura. Cette implantation vise à renforcer la sécurité des populations locales, confrontées depuis plusieurs années à des violences intercommunautaires récurrentes. Une présence accrue pour la protection des civils « Cela revêt une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (MINUSS) a annoncé vendredi la construction d’une nouvelle base temporaire dans la région de Tambura. Cette implantation vise à renforcer la sécurité des populations locales, confrontées depuis plusieurs années à des violences intercommunautaires récurrentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une présence accrue pour la protection des civils</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cela revêt une grande importance, car nous disposons de nombreuses ressources et, en nous positionnant dans cette nouvelle base opérationnelle temporaire, nous pouvons effectuer davantage de patrouilles et d’interventions, et faciliter la médiation et les processus de paix sur le terrain », a expliqué Emmanuel Dukundane, responsable des affaires civiles de la MINUSS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2021, le Grand Tambura est marqué par des affrontements sanglants qui ont causé de nombreuses pertes humaines et poussé des milliers de familles à fuir leurs villages. Beaucoup se sont réfugiés dans les camps de déplacés internes, où les conditions de vie restent précaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un contexte toujours fragile</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour réduire les risques et sécuriser les zones les plus exposées, les Casques bleus de la MINUSS multiplient les patrouilles motorisées et renforcent leur présence dans la région. Malgré ces efforts, la stabilité reste fragile dans un pays encore marqué par les séquelles de la guerre civile déclenchée après l’indépendance, qui a fait près de 400 000 morts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Défis économiques et humanitaires persistants</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Soudan du Sud, riche en pétrole, peine à se reconstruire. La corruption et la dépendance à l’aide internationale entravent les perspectives de relance, tandis que près de 11 millions d’habitants restent exposés à l’insécurité alimentaire. Les restrictions de financements internationaux, notamment après les coupes de l’administration Trump dans l’aide étrangère, ont accentué les difficultés humanitaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ouverture de cette nouvelle base à Tambura s’inscrit ainsi dans les efforts de la communauté internationale pour soutenir la paix et protéger les civils dans l’un des pays les plus fragiles du continent africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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		<title>Soudan du Sud : femmes déplacées, un combat silencieux pour leur santé mentale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes déplacées]]></category>
		<category><![CDATA[Santé Mentale]]></category>
		<category><![CDATA[Soudan du sud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><span class="span-reading-time rt-reading-time" style="display: block;"><span class="rt-label rt-prefix">Temps de lecture : </span> <span class="rt-time"> &#60; 1</span> <span class="rt-label rt-postfix">minute</span></span>À Tamboura, au Soudan du Sud, des milliers de familles vivent depuis plusieurs années dans des camps improvisés, fuyant la violence qui a éclaté en 2021. Privées de sécurité et d’un toit stable, les femmes sont les plus exposées aux effets psychologiques de cette situation prolongée. Leur quotidien est marqué par la peur et l’incertitude. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Tamboura, au Soudan du Sud, des milliers de familles vivent depuis plusieurs années dans des camps improvisés, fuyant la violence qui a éclaté en 2021. Privées de sécurité et d’un toit stable, les femmes sont les plus exposées aux effets psychologiques de cette situation prolongée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur quotidien est marqué par la peur et l’incertitude. Catherine Pijani, déplacée avec ses quatre filles, témoigne :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Nous vivons dans ces tentes sans savoir si demain nous serons en sécurité. Si quelque chose arrive, personne ne pourra témoigner. Nous n’avons que la protection de Dieu. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les femmes restent largement absentes des dialogues politiques et des initiatives de paix locales, ce qui les empêche de faire entendre leurs besoins et de contribuer à la résolution des conflits. Gloria Marko Juma dénonce le rôle des hommes dans le maintien du conflit et appelle à la réconciliation :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Si nous, les femmes, étions seules à décider, le conflit serait déjà terminé. Les communautés doivent se rassembler et dialoguer pour que nous puissions rentrer chez nous. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre à cette crise, la mission des Nations unies au Soudan du Sud a installé une base temporaire à Tamboura. Elle vise à protéger les populations, faciliter l’aide humanitaire et encourager le dialogue entre communautés afin de restaurer la paix et la sécurité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, la santé mentale des femmes déplacées demeure fragile, et leur participation aux processus de paix apparaît comme essentielle pour un retour sûr et durable dans leurs foyers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Rédaction&nbsp;</p>
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