À Tamboura, au Soudan du Sud, des milliers de familles vivent depuis plusieurs années dans des camps improvisés, fuyant la violence qui a éclaté en 2021. Privées de sécurité et d’un toit stable, les femmes sont les plus exposées aux effets psychologiques de cette situation prolongée.
Leur quotidien est marqué par la peur et l’incertitude. Catherine Pijani, déplacée avec ses quatre filles, témoigne :
« Nous vivons dans ces tentes sans savoir si demain nous serons en sécurité. Si quelque chose arrive, personne ne pourra témoigner. Nous n’avons que la protection de Dieu. »
Les femmes restent largement absentes des dialogues politiques et des initiatives de paix locales, ce qui les empêche de faire entendre leurs besoins et de contribuer à la résolution des conflits. Gloria Marko Juma dénonce le rôle des hommes dans le maintien du conflit et appelle à la réconciliation :
« Si nous, les femmes, étions seules à décider, le conflit serait déjà terminé. Les communautés doivent se rassembler et dialoguer pour que nous puissions rentrer chez nous. »
Pour répondre à cette crise, la mission des Nations unies au Soudan du Sud a installé une base temporaire à Tamboura. Elle vise à protéger les populations, faciliter l’aide humanitaire et encourager le dialogue entre communautés afin de restaurer la paix et la sécurité.
Dans ce contexte, la santé mentale des femmes déplacées demeure fragile, et leur participation aux processus de paix apparaît comme essentielle pour un retour sûr et durable dans leurs foyers.
La Rédaction

