À New York, les négociations autour du renouvellement du mandat de la mission des Nations unies au Soudan du Sud interviennent à un stade sensible, dans un contexte où la situation sécuritaire reste instable. Human Rights Watch (HRW) met en garde contre toute révision qui réduirait la capacité d’action de la mission, alors même que les besoins de protection des civils demeurent élevés.
L’organisation estime qu’un mandat amoindri compromettrait à la fois la sécurité des populations et l’accès à l’aide humanitaire dans plusieurs zones du pays.
Une insécurité persistante malgré les cadres politiques
Malgré les accords censés stabiliser le pays, le terrain reste marqué par des violences régulières. HRW évoque des opérations militaires ayant touché des zones habitées, avec des conséquences directes pour les civils, notamment des destructions d’infrastructures essentielles et des déplacements de population.
Dans ce contexte, la mission onusienne conserve un rôle central, en particulier pour sécuriser certaines zones et permettre l’intervention des acteurs humanitaires.
Des arbitrages diplomatiques sous surveillance
Les discussions au Conseil de sécurité s’inscrivent dans un équilibre politique complexe. HRW souligne que certaines orientations défendues lors des précédents cycles de négociation visaient à réduire la portée de certains volets du mandat.
Sont notamment concernés les aspects liés aux droits humains, à la lutte contre les violences sexuelles, à la participation des femmes aux processus de paix ou encore à l’intégration de certains enjeux transversaux.
Pour l’ONG, ces dimensions participent directement à l’efficacité globale des opérations de maintien de la paix et ne peuvent être considérées comme secondaires.
Préserver un mandat opérationnel
Face à ces enjeux, HRW appelle les membres du Conseil de sécurité à maintenir un mandat robuste, capable de répondre aux réalités du terrain. L’organisation insiste sur la nécessité de préserver les fonctions essentielles de la mission : protection des civils, appui humanitaire et suivi des violations des droits fondamentaux.
Dans un pays où les institutions restent fragiles et où les tensions persistent, toute réduction des capacités de la mission risquerait, selon HRW, d’accentuer la vulnérabilité des populations déjà exposées aux violences.
La Rédaction

