A la sortie du synode lancé par le pape François au Vatican il y a de cela un mois, un document final de 51 pages a été arrêté, relatif au bilan des débats et discussions menées dans le processus de réforme de l’Eglise catholique, sans toutefois donner une suite favorable à la requête de la communauté féminine catholique. Kate McElwee, directrice de la Women’s Ordination Conférence plaide pour la reconnaissance de la femme dans l’Eglise.
L’Eglise catholique est divisée entre tradition et adaptation aux réalités contemporaines, où la voix des femmes et des laïcs cherchent à se faire entendre. Sur les 368 participants du synode qui incluait pour la première fois des femmes, et sur les 258 voix prononcées en faveur d’une évolution de leur place dans l’Eglise, contre 97 votes défavorables, le document bilan des différents points arrêtés de 51 pages ne donne aucune situation concrète quant au sujet sur l’accès des femmes au diaconat, un ministère actuellement réservé qu’aux hommes.
Pour Kate McElwee, directrice de la Women’s Ordination Conference, une organisation plaidant pour une plus grande reconnaissance des femmes dans l’Eglise, ce « Le document final sera reçu avec beaucoup de déception et de frustration par de nombreuses femmes dans le monde qui espèrent des changements concrets. Ce document offre des formules très généreuses sur l’égalité des femmes, mais ne propose aucune mesure concrète pour les mettre en œuvre. Au sujet de la question des femmes diacres, le texte dit qu’une étude plus approfondie est nécessaire. À mon avis, les femmes du monde entier rejettent ce principe », ce document est un mélange d’espoir et de déception. Cette position illustre un malaise persistant au sein de l’Église quant au rôle des femmes, surtout concernant l’accès à des fonctions ministérielles. « Le Saint-Père n’a pas dit que les femmes seront ordonnées diacres, il n’a pas dit que les femmes ne seront pas ordonnées diacres. Il a simplement dit que la question reste ouverte. Elle doit être étudiée. » a réitéré le cardinal Jean-Claude Hollerich tout en précisant que l’objectif est de mieux comprendre le rôle que les femmes ont historiquement joué au sein de l’église et ce qu’elles pourraient apporter aujourd’hui, sur le plan de responsabilité et de gouvernance communautaire sans qu’il soit nécessairement question d’ordination.
Outre la question féminine, le texte reste également silencieux sur les sujets brulants tels que l’accueil des personnes LGBT+.
La Rédaction
Synode au Vatican. Entre la tradition et l’adaptation aux réalités contemporaines, la voix des femmes reste étouffée
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