Le peuple comorien s’est réuni devant le palais présidentiel pour soutenir le chef de l’État attaqué à l’arme blanche ce 13 septembre dans une commune limitrophe de la capitale Moroni.
Le président Azali Assoumani est maintenant hors de danger mais est toujours en rémission, ce qui lui fait manquer sa 1ère apparition en public après le drame.
Pour exprimer sa solidarité et son inquiétude, son rejet de la violence et son attachement à la paix, la population s’est rassemblée devant la présidence.
Le directeur des routes et des transports routiers, M. Idaroussi Saïd Hassane déclare : «Nous sommes venus pour soutenir notre président, notre cher président, notre ami, par rapport à ce qui est arrivé. Donc, nous prions le bon Dieu pour qu’il se rétablisse».
Cette altercation a causé de l’indignation parmi la population comorienne qui se veut vectrice de la paix.
«Nous sommes réunis ici, le peuple comorien, pour remercier Dieu tout d’abord, d’avoir sauvé notre président. Nous sommes réunis ici pour bannir ce qui s’est passé et montrer au monde entier que ce sont des actes qui ne méritent pas notre pays» confie le directeur général de l’agence nationale de gestion des déchets, M. Oussoufa Mzé.
Azali Assoumani,arrivé au pouvoir par un coup d’État militaire était un ancien chef d’état-major de l’armée. Il a été réélu en janvier à l’issue d’un scrutin contesté suivi de deux jours de manifestations meurtrières. Ses détracteurs l’accusent d’autoritarisme croissant.
Il faut rappeler qu’il a été poignardé au niveau du cuir chevelu par un jeune militaire de 24 ans du nom d’Ahmed Abdou, retrouvé mort dans la salle d’isolement où il était placé.
Pour le moment, aucune information sur les circonstances de son décès. L’opinion publique se pose plusieurs questions allant des raisons qui ont poussé le jeune à agir aux circonstances de sa mort.

