Le ministère de la Communication du Sénégal a récemment publié une liste provisoire des médias conformes au Code de la presse. Sur 380 organes enregistrés, seuls 112 ont été validés, parmi lesquels 10 télévisions, 11 radios communautaires, 6 Web TV, 6 radios commerciales, 14 organes de presse écrite et 54 médias en ligne.
Les médias dont les dossiers sont incomplets ont reçu des notifications pour régulariser leur situation. Ceux qui ne se sont pas encore inscrits ont 72 heures pour se conformer, sous peine de sanctions, allant d’amendes à l’interdiction de diffusion.
Cette réforme suscite des réactions contrastées. D’un côté, des journalistes saluent un assainissement nécessaire pour garantir une presse plus crédible et professionnelle. De l’autre, le patronat de la presse dénonce des contraintes jugées excessives, susceptibles d’étouffer les petites structures et de porter atteinte à la liberté d’expression.
Entre quête d’exemplarité et craintes de censure, cette réforme marque un tournant pour le paysage médiatique sénégalais, en posant la question d’un équilibre entre régulation et diversité de l’information.
La Rédaction

