Le Sénégal a réaffirmé sa volonté de régler par la voie diplomatique le différend frontalier qui l’oppose à la Gambie. Dans un communiqué publié samedi, le gouvernement sénégalais appelle à la retenue après l’incident survenu le 16 juillet dans la zone de Bulock, tout en rappelant que ce secteur fait l’objet de discussions entre les deux pays depuis plusieurs années.
Un différend ancien ravivé par un incident récent
Réagissant au communiqué publié par les autorités gambiennes, Dakar souligne que l’incident intervenu à Bulock s’inscrit dans un contexte de désaccords persistants sur la délimitation et la gestion de certains segments de la frontière commune.
Le gouvernement sénégalais affirme avoir, à plusieurs reprises, attiré l’attention de Banjul sur ce qu’il considère comme des empiètements sur son territoire. Selon lui, certaines installations et activités menées dans cette zone sont incompatibles avec une gestion concertée de la frontière.
Malgré des échanges engagés au plus haut niveau entre les deux États, aucune solution définitive n’a encore permis de lever les points de désaccord.
Préserver une relation stratégique
Dakar insiste toutefois sur le caractère particulier des relations entre les deux voisins, évoquant des liens historiques de fraternité, de bon voisinage et de coopération qui doivent être préservés.
Les autorités sénégalaises assurent que l’incident du 16 juillet ne traduit aucune volonté de remettre en cause la souveraineté de la Gambie ni de fragiliser les relations bilatérales. Elles réaffirment leur attachement au dialogue, à la concertation et aux mécanismes mis en place pour traiter les questions frontalières.
Le Sénégal rappelle également son respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Gambie, tout en demandant que les mêmes principes soient appliqués à son propre territoire.
Miser sur la diplomatie
Le gouvernement indique que les autorités compétentes des deux pays poursuivront leurs concertations afin de résoudre les difficultés observées dans la gestion de la frontière commune.
Dakar appelle également à éviter toute déclaration susceptible d’alimenter les tensions et invite à laisser les mécanismes diplomatiques et militaires poursuivre leur travail dans un esprit de responsabilité, de sérénité et de respect mutuel.
Au-delà de l’incident de Bulock, cette séquence rappelle que plusieurs questions frontalières demeurent en suspens entre les deux voisins. Pour les autorités sénégalaises, leur règlement passe avant tout par la négociation, afin de préserver la stabilité d’un espace où les populations entretiennent depuis longtemps des liens humains, économiques et culturels étroits.
La Rédaction

