Le Sénégal enregistre des progrès significatifs dans la lutte contre le VIH/Sida, avec une amélioration notable de la prévention, du dépistage et de la prise en charge des personnes infectées, selon le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
Actuellement, plus de 37.600 personnes vivant avec le VIH bénéficient d’un suivi médical dans 157 centres de prise en charge répartis sur tout le territoire, avec un accès gratuit aux traitements antirétroviraux. Ces soins permettent aux patients de mener une vie active tout en limitant la transmission du virus.
Entre 2005 et 2024, le nombre de nouvelles infections est passé de 3.485 à 2.979, avec une réduction particulièrement marquée chez les enfants, où les nouvelles contaminations ont été divisées par deux, passant de 20,1 % à 8,4 %. En revanche, la progression des infections chez les adolescents et les personnes de plus de 50 ans appelle à des interventions plus ciblées.
Sur le plan du suivi médical, le Sénégal affiche de bons résultats : 85 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 93 % d’entre elles sont sous traitement, et 92 % présentent une charge virale supprimée, signe de l’efficacité des thérapies. Cependant, près de 30 % des patients sont encore diagnostiqués à un stade avancé, ce qui souligne l’importance de renforcer le dépistage précoce.
La prévention de la transmission mère-enfant progresse également. En 2024, 93 % des femmes enceintes séropositives ont été mises sous traitement, et 93 % des enfants exposés ont reçu une prise en charge adaptée, incluant un diagnostic précoce. Néanmoins, le taux de dépistage des femmes enceintes reste limité à 70 %, en dessous des objectifs nationaux.
Dans ce contexte, le Plan stratégique national intégré 2026-2030 vise à réduire encore les nouvelles infections, améliorer le dépistage, renforcer les actions communautaires et intégrer les services liés au VIH avec ceux de la tuberculose, des hépatites et des infections sexuellement transmissibles, afin d’atteindre les objectifs internationaux d’élimination de la transmission mère-enfant.
La Rédaction

