Le gouvernement rwandais a annoncé une nouvelle politique visant à interdire l’immatriculation des motos-taxis à essence à partir de 2025 à Kigali, afin de favoriser la transition vers la mobilité électrique. Les motos-taxis, qui constituent le moyen de transport le plus courant au Rwanda, représentent plus de 50 % de la flotte de véhicules du pays, selon le ministère des Infrastructures.
Cette décision a pour objectif de « promouvoir une énergie plus propre et efficace tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre », a déclaré le ministre rwandais des Infrastructures, Jimmy Gasore. Il a ajouté que cette mesure inciterait à l’utilisation de motos électriques et au développement de leurs infrastructures de recharge, tout en sensibilisant la population aux bénéfices des véhicules électriques.
Actuellement, le Rwanda compte environ 110 000 motos, dont 70 000 servent de taxis. Eve Kayiranga, responsable de l’entreprise de motos électriques SAFI, a salué cette initiative comme une « avancée majeure pour une mobilité plus écologique ». Le pays a déjà mis en œuvre plusieurs mesures pour soutenir la mobilité électrique, y compris une baisse des tarifs de l’électricité pour la recharge des motos et des avantages fiscaux pour les entreprises fabriquant des batteries.
Un conducteur de 32 ans, Alfonse Mbarabuceye, a témoigné des bénéfices qu’il a tirés de ce changement : il a constaté une amélioration significative de ses revenus depuis qu’il a échangé sa moto à essence contre un modèle électrique en 2022. « Cela a réduit mes coûts d’entretien. Je n’ai qu’à remplacer la batterie une ou deux fois par jour », a-t-il expliqué.
La Rédaction

