La visite du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, marque un tournant dans la coopération franco-centrafricaine et le retour progressif de Paris dans un pays où l’influence russe s’était accrue.
Après plusieurs années de brouille et d’éloignement diplomatique, la France et la République centrafricaine affichent un réchauffement inédit de leurs relations. Vendredi, Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a été reçu à Bangui par le président Faustin Archange Touadéra pour une visite de deux jours.
« C’est la première fois depuis huit ans qu’un ministre des Affaires étrangères français est présent à Bangui. Cette visite marque la restauration complète des liens entre nos deux pays et nos deux peuples après une phase de refroidissement », a déclaré Jean-Noël Barrot. Le chef de la diplomatie française a rappelé les « liens historiques, culturels et linguistiques forts » qui unissent Paris et Bangui, ainsi que l’importance des ressortissants binationaux et des diasporas dynamiques.
La reprise officielle des relations diplomatiques avait été actée en 2024, dans un contexte où l’influence russe sur la scène centrafricaine avait progressé. La présence française sur le terrain reflète désormais une volonté de soutenir le processus de paix et de stabilisation, tout en accompagnant le développement économique du pays.
« Ma visite m’a permis de constater que la feuille de route mise en œuvre depuis deux ans produit déjà des effets considérables au bénéfice des Centrafricains, témoignant de l’engagement de la France aux côtés de la République centrafricaine au moment où elle reprend son destin en main », a ajouté Jean-Noël Barrot.
Sur le plan économique, la Centrafrique attire de nombreuses entreprises étrangères, en particulier dans le secteur minier. Le groupe français Orano exploite notamment une mine d’uranium, illustrant la présence renouvelée des acteurs français dans le pays.
La Rédaction

