Lundi 4 novembre 2024, le ministre britannique des Affaires étrangères a déclaré que les réparations pour le rôle joué par le Royaume-Uni dans la traite des esclaves aux anciennes nations coloniales n’avaient rien à voir avec un ‘’ transfert d’argent ‘’et a réaffirmé la position de son pays, qui tend à se concentrer sur l’avenir.
Lors de la 27e réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth, certaines anciennes colonies ont demandé de la Grande-Bretagne de dresser un bilan de son rôle dans la traite transatlantique des esclaves.
Dans ses premiers commentaires depuis que 56 dirigeants du Commonwealth ont signé une déclaration affirmant qu’il était temps d’avoir une conversation sur les réparations, David Lammy, ministre des Affaires étrangères britannique a déclaré que ce n’était pas « le débat que les gens veulent avoir ». Le gouvernement britannique a précédemment exclu de payer des réparations pour l’esclavage et Downing Street a déclaré que sa position incluait « d’autres formes de justice réparatrice non financière ». David Lammy a déclaré que le Royaume-Uni chercherait plutôt à développer ses relations avec les nations africaines par le biais d’un partage des compétences et de la science.
Lors de sa visite au Nigeria, Lammy a déclaré ‘’ les réparations n’étaient pas une question d’argent, « en particulier en cette période de crise du coût de la vie ». Les réparations sont des mesures visant à réparer des actions passées jugées mauvaises ou injustes, et peuvent aller de l’aspect financier à l’aspect symbolique’’. Il a affirmé qu’en tant que descendant de personnes réduites en esclavage, il reconnaissait que l’esclavage était ‘’horrible‘’ et qu’il avait laissé des ‘’cicatrices‘’. ‘’Il ne s’agit pas de transférer de l’argent, surtout en cette période de crise du coût de la vie dans la plupart des pays du monde, et certainement au Royaume-Uni‘’, a-t-il ajouté.
Le gouvernement britannique et la monarchie ont joué un rôle clé dans la traite des esclaves qui a duré des siècles à partir de l’an 1500, aux côtés d’autres nations européennes. La Grande-Bretagne a également joué un rôle clé dans la fin de la traite, grâce à l’adoption par le Parlement d’une loi visant à abolir l’esclavage en 1833.
Les nations des Caraïbes ont élaboré un plan en dix points pour la justice réparatrice, dans lequel elles demandent des excuses officielles complètes, des programmes d’éducation, des soins de santé et des paiements monétaires directs.
La Rédaction

