Port-au-Prince s’enfonce chaque jour un peu plus dans la violence. Face à la montée en puissance des gangs armés, des milliers de personnes ont défilé pour exiger des mesures concrètes du gouvernement. Kidnappings, pillages, assassinats : la capitale vit sous la menace constante de groupes criminels qui imposent leur loi à des autorités dépassées.
La terreur ne se limite plus à Port-au-Prince. À Mirebalais, ville stratégique du centre du pays, les récentes attaques ont provoqué un véritable exode. Si l’hôpital local, géré par l’ONG Zanmi Lasante, a échappé aux assauts, il tourne au ralenti. « Les soignants et les patients ont fui. La peur est partout », témoigne Ralph Blondel Charles, responsable de la gestion des crises au sein de l’organisation.
Faute d’intervention efficace de l’État, la population tente de s’organiser. Certains quartiers ont mis en place des barricades et des milices d’autodéfense, mais ces initiatives restent dérisoires face à des gangs suréquipés, financés par des trafics en tout genre. Le pays s’enfonce dans une crise sécuritaire sans précédent, alors que le gouvernement peine à reprendre le contrôle du territoire.
La Rédaction

