Sous le poids des pressions et des accusations de dissimulation, Justin Welby, archevêque de Canterbury et primat de l’Église anglicane, a annoncé sa démission. Ce départ fait suite à la publication d’un rapport accablant qui critique la gestion de l’Église dans le cadre du scandale impliquant John Smyth, un avocat et leader évangélique accusé d’avoir abusé physiquement plus d’une centaine de jeunes dans les années 1970 et 1980.
Le rapport révèle que Welby et d’autres dignitaires auraient pu signaler ces abus des années plus tôt, mais auraient choisi le silence. Ce scandale remonte à des décennies, mais la pression n’a cessé d’augmenter, alimentée par les révélations de médias britanniques en 2017. Channel 4 et The Telegraph avaient alors mis en lumière l’ampleur des violences infligées par Smyth, autrefois organisateur de camps d’été évangéliques.
Les conclusions récentes mettent en avant que, malgré des signalements dès 1982, Smyth a pu quitter le pays pour le Zimbabwe avec l’appui de certains membres influents de l’Église. Aujourd’hui, la démission de Welby marque un tournant pour l’Église anglicane, confrontée à une crise de confiance et à un appel à réformer profondément sa culture de silence et de protection des abus.
La Rédaction

