La Banque mondiale attire l’attention sur la nécessité pour le Congo-Brazzaville de renforcer sa diversification économique afin de consolider sa croissance et améliorer les conditions de vie de ses habitants. Malgré une légère progression du revenu par habitant en 2024, le pays reste largement dépendant des hydrocarbures, ce qui limite l’impact réel de la croissance sur la réduction de la pauvreté.Une croissance modeste mais encourageanteEn 2024, l’économie congolaise a enregistré un PIB en hausse de 2,6 %, la première amélioration tangible du revenu par habitant depuis plusieurs années. Ce résultat est cependant jugé insuffisant pour générer des effets significatifs sur le niveau de vie des populations. Le rapport de la Banque mondiale souligne l’importance d’une gestion stratégique du capital humain, naturel et financier, ainsi que d’une rationalisation des dépenses publiques pour renforcer la résilience économique du pays.Réformes et opportunitésLe Congo a fait des progrès notables dans la mobilisation des recettes non pétrolières et dans la gestion de la dette publique. Les filières agricoles locales ont été stimulées par des politiques de contenu local et une demande régionale croissante pour les produits manufacturés. Toutefois, la contraction de la production pétrolière rappelle la vulnérabilité de l’économie face aux fluctuations des marchés internationaux, renforçant l’urgence d’une diversification plus ambitieuse et créatrice d’emplois.Le potentiel du capital naturel et humainLe pays possède des atouts considérables : ses forêts couvrent plus de 69 % du territoire, stockant près de 16 milliards de tonnes de carbone et offrant des services écosystémiques essentiels. La Banque mondiale recommande de valoriser ces ressources à travers des mécanismes de financement climatique, tout en investissant davantage dans l’éducation et la santé pour renforcer le capital humain. La transformation locale des matières premières pourrait également générer des emplois durables et accroître la richesse nationale.Vers un développement durable et inclusifÀ moyen terme, la croissance est projetée à 2,8 % en 2025, avec une reprise progressive en 2026 et 2027. Le rapport insiste sur la nécessité d’un soutien international coordonné pour permettre au Congo-Brazzaville de bâtir une économie plus résiliente, inclusive et respectueuse de l’environnement, au bénéfice de l’ensemble de la population.
La Rédaction

