L’ONU et ses partenaires ont annoncé un Plan de réponse humanitaire 2025 pour la République démocratique du Congo, visant à lever 2,5 milliards de dollars afin d’apporter une assistance à plus de 11 millions de personnes, dont 7,8 millions de déplacés internes.
L’année précédente, 1,3 milliard de dollars avaient été mobilisés, un montant record, mais insuffisant face à l’aggravation de la situation. Conflits armés, catastrophes naturelles et épidémies continuent de ravager le pays, particulièrement dans l’Est, où la violence atteint des niveaux inédits.
Un effort collectif sous tension
Ce plan est mis en œuvre avec le soutien de plusieurs partenaires, dont le gouvernement congolais, des agences de l’ONU comme le PAM, le HCR, l’OMS et l’UNICEF, ainsi que de nombreuses ONG.
« L’escalade de la violence dans l’Est a poussé cette crise à des niveaux sans précédent, aggravant sévèrement les besoins humanitaires », a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.
Un accès à l’aide entravé par l’insécurité
L’instabilité complique les opérations humanitaires. Jeudi, deux explosions ont fait 11 morts et 60 blessés lors d’un rassemblement impliquant le groupe rebelle M23 dans l’Est du pays. Ce climat de danger permanent entrave l’acheminement de l’aide, mettant à l’épreuve la résilience des populations et des travailleurs humanitaires.
Alors que les financements restent un défi majeur, la RDC s’enfonce dans une crise dont l’issue semble toujours plus lointaine.
La Rédaction

