Une nouvelle accusation bouleverse la scène humanitaire au Soudan, où Human Rights Watch (HRW) dénonce des violences sexuelles massives perpétrées par les Forces de soutien rapide (FSR) et leurs milices alliées. Ces actes auraient été commis dans le Sud-Kordofan, une région déjà éprouvée par plus de 18 mois de conflit armé entre factions rivales.
Dans un rapport récent, HRW met en lumière des dizaines de cas impliquant des femmes et des filles âgées de 7 à 50 ans. Les victimes auraient subi des viols collectifs, parfois devant leur famille, ainsi que des actes d’esclavage sexuel. Certaines ont été enlevées et détenues dans des conditions inhumaines.
Le Sud-Kordofan est principalement sous le contrôle du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N), un groupe rebelle actif dans les monts Nouba et certaines zones du Nil Bleu. Les FSR, engagées dans une guerre acharnée contre l’armée régulière du général Abdel Fattah al-Burhane depuis avril 2023, affrontent également le SPLM-N pour dominer cette région stratégique.
HRW qualifie ces abus de graves violations du droit humanitaire international. L’organisation appelle les Nations unies et l’Union africaine à intervenir rapidement pour protéger les femmes et filles en danger, fournir une aide aux survivantes et garantir que justice soit rendue.
« Ces violences sexuelles, qui constituent des crimes de guerre, rappellent l’urgence d’une action internationale pour protéger les civils et répondre à ces atrocités », a souligné l’ONG dans son rapport.
Alors que le Soudan s’enfonce dans le chaos, les appels se multiplient pour mettre fin à ces crimes et éviter que d’autres vies ne soient brisées par une guerre sans issue.
La Rédaction

