La République démocratique du Congo (RDC) a engagé une action en justice contre Apple et ses filiales en France et en Belgique, accusant le géant technologique de profiter de minerais extraits illégalement dans des zones de conflit. Ces ressources, exploitées dans l’Est de la RDC par des groupes armés, alimentent selon Kinshasa un cycle de violences, de destruction environnementale et de souffrances humaines.
Des accusations lourdes
Les avocats de la RDC dénoncent un système opaque où des minerais tels que l’étain, le tantale et le tungstène, extraits dans des conditions inhumaines, sont blanchis via des pays voisins comme le Rwanda, avant d’être intégrés dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Selon eux, Apple utiliserait des certifications jugées peu fiables pour masquer l’origine douteuse de ces matériaux.
Apple se défend
Apple réfute ces allégations, affirmant que ses audits n’ont révélé aucun lien direct ou indirect entre ses fournisseurs et des groupes armés. L’entreprise souligne ses efforts pour un approvisionnement éthique, notamment l’exclusion de fonderies non conformes et son engagement à utiliser du cobalt 100 % recyclé d’ici 2025.
Un enjeu mondial
Cette plainte symbolise le combat de la RDC pour mettre fin à l’impunité des multinationales impliquées dans l’exploitation des « minerais du sang ». Au-delà d’Apple, Kinshasa vise à responsabiliser les entreprises et à alerter sur les conséquences humaines et environnementales de l’extraction illégale de ses ressources.
La Rédaction

