Le Ramadan, mois sacré pour les musulmans du monde entier, débute cette année le samedi 1er mars 2025, selon les premières observations lunaires effectuées dans plusieurs pays, notamment en Arabie saoudite. Cette période, qui dure environ 29 à 30 jours, est marquée par le jeûne quotidien, de l’aube au coucher du soleil, et s’achèvera avec la célébration de l’Aïd al-Fitr, prévue autour du 30 mars 2025.
Une pratique universelle
Chaque année, le Ramadan mobilise près de 1,9 milliard de musulmans à travers le monde, du Moyen-Orient à l’Afrique, en passant par l’Asie, l’Europe et les Amériques. Bien que les dates officielles varient en fonction de l’observation locale du croissant lunaire, la majorité des pays suivent les annonces faites par l’Arabie saoudite.
Une tradition ancrée en Afrique
L’Afrique, où l’islam est pratiqué par environ 45 % de la population, vit le Ramadan avec une ferveur particulière. Du Sénégal à Djibouti, en passant par le Maroc, le Nigeria et Madagascar, chaque pays adapte les pratiques à ses réalités culturelles et climatiques.
Dans de nombreux pays africains, les journées de jeûne sont rythmées par les appels à la prière et l’entraide communautaire. Les iftars (repas de rupture du jeûne) sont souvent l’occasion de grands rassemblements familiaux et solidaires, avec des distributions de nourriture organisées par des associations, des mosquées et des particuliers.
Les marchés, eux, connaissent une activité intense en fin d’après-midi, notamment dans les grandes villes comme Dakar, Abidjan, Le Caire ou Khartoum, où les vendeurs proposent des dattes, des beignets et des soupes traditionnelles pour préparer le repas du soir.
Un défi selon les régions
Le jeûne varie en durée et en difficulté selon la localisation géographique. En Afrique du Nord, comme en Algérie ou en Égypte, les journées de jeûne peuvent atteindre 13 à 14 heures, tandis qu’en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, où le soleil se couche plus tôt, elles sont légèrement plus courtes.
Les pays sahéliens, comme le Mali, le Tchad et le Niger, font face à des températures élevées, rendant la privation d’eau particulièrement éprouvante. De plus, pour les populations vivant en situation de précarité, le jeûne peut être un véritable défi alimentaire, ce qui explique l’importance des initiatives de solidarité, notamment la distribution de repas gratuits par des ONG et des bienfaiteurs.
Un temps de spiritualité et de solidarité
Le Ramadan est avant tout un moment de recueillement et de renforcement de la foi. Les prières nocturnes (tarawih) sont particulièrement suivies dans les mosquées africaines, souvent remplies de fidèles venus réciter le Coran.
La période est aussi marquée par une augmentation des œuvres caritatives. En Afrique, où l’entraide sociale est très ancrée, il est courant que les plus aisés soutiennent les plus démunis par des dons alimentaires ou financiers, en respect de la zakat al-fitr, l’aumône obligatoire de fin de Ramadan.
Une fête pour clôturer le mois
À l’issue du Ramadan, l’Aïd al-Fitr marque la fin du jeûne avec des prières collectives, des repas festifs et l’échange de cadeaux. Dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Nord, les rues s’animent dès l’aube avec des prières en plein air et des festivités où les familles se réunissent autour de plats traditionnels.
Le Ramadan 2025 s’inscrit donc, comme chaque année, dans une tradition profondément ancrée dans la spiritualité et la solidarité, rassemblant des millions de fidèles à travers le monde et sur tout le continent africain.
La Rédaction

