À quelques jours du scrutin présidentiel ivoirien du 25 octobre 2025, la campagne atteint son apogée. Le président sortant, Alassane Ouattara, brigue un quatrième mandat dans un climat politique tendu, marqué par des rivalités internes et des tensions croissantes.
À Abobo, quartier populaire et bastion historique du RHDP, la ferveur est palpable. Les habitants se mobilisent massivement derrière le président sortant, scandant le slogan « Alassane ou rien » et participant à des défilés et meetings hauts en couleur. Cette mobilisation populaire illustre l’attachement d’une partie de la population à la stabilité et au bilan économique qu’Ouattara revendique. À 83 ans, il met en avant les progrès réalisés depuis la fin de la guerre civile de 2010 et insiste sur la continuité comme condition de la prospérité future du pays.
Face à Ouattara, plusieurs candidats de l’opposition tentent de se faire une place. Simone Gbagbo, ancienne Première Dame, revient sur la scène politique avec un discours centré sur la réconciliation nationale et la justice sociale. Jean-Louis Billon, ancien ministre et ex-cadre du PDCI, prône le renouvellement politique et la réforme institutionnelle. À ces deux figures s’ajoutent d’autres candidats indépendants et représentants de petits partis, qui, bien que moins médiatisés, participent à la diversité du scrutin et cherchent à capter l’attention d’un électorat souvent déçu par les grandes formations. Ensemble, ces challengers illustrent la fragmentation de l’opposition et les différents courants politiques en lice.
La présidentielle 2025 sera donc déterminante. Le 25 octobre, les Ivoiriens devront choisir entre la continuité incarnée par Ouattara et l’alternance proposée par des candidats venus de l’opposition traditionnelle ou émergente, dans un contexte où la mobilisation populaire et la stabilité politique restent au centre des préoccupations.
La Rédaction

