À quelques jours du scrutin présidentiel prévu le 12 avril 2025 au Gabon, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a annoncé l’envoi d’une mission électorale pour suivre de près le processus électoral. Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’organisation, a confié la direction de cette Mission électorale de la Francophonie (MEF) à l’ambassadeur Désiré Nyaruhirira, conseiller spécial pour les affaires politiques et diplomatiques.
Présente à Libreville du 7 au 15 avril, la délégation sera composée d’une parlementaire de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) et d’experts venus de plusieurs pays membres. Leur mission : évaluer la régularité du scrutin en rencontrant les autorités électorales, les candidats, les partis politiques, la société civile ainsi que les acteurs internationaux impliqués dans l’accompagnement du processus.
Une démarche conforme aux principes de Bamako
L’initiative s’inscrit dans le cadre des engagements pris par l’OIF à travers la Déclaration de Bamako (2000), qui promeut des élections libres, transparentes et crédibles dans l’espace francophone. Le jour du vote, les observateurs de la MEF se rendront dans différents bureaux de vote pour y évaluer le bon déroulement des opérations. À l’issue du processus, un rapport d’observation détaillé sera remis aux autorités gabonaises, contenant à la fois constats et recommandations.
Cette présence internationale vise à renforcer la confiance dans le processus électoral alors que le climat politique reste tendu depuis la transition post-coup d’État d’août 2023. Si le rôle de la MEF n’est pas de certifier les résultats, sa mission de veille démocratique reste un signal fort adressé aux parties prenantes gabonaises et à l’opinion publique internationale
LA Rédaction

