Au Togo, le gouvernement a officiellement lancé, début juillet 2024, une plateforme numérique donnant accès à la charte des TPME. Une politique de digitalisation qui vise à faciliter l’accès à cette charte et à favoriser le développement et la compétitivité des très petites et moyennes entreprises togolaises. Elle va également permettre ces entreprises de bénéficier plus facilement des mécanismes de financement mis en place.
La charte, en vigueur depuis 2021, met l’accent sur la compétitivité et établit une classification plus précise des entreprises. Elle définit quatre catégories – Nano, micro, petites et moyennes entreprises – basées sur des chiffres d’affaires allant de 5 millions à 1 milliard de FCFA. Ce lancement s’inscrit dans le cadre de la célébration de la 2ᵉ édition de la Journée internationale des TPME, un événement placé sous le thème « Construire une résilience collective des TPME pour un meilleur accès au financement et aux marchés ».
Inaugurée par la ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, Kayi Mivedor, cette plateforme numérique témoigne de l’engagement du gouvernement togolais à promouvoir des TPME locales. Pour y accéder, la plateforme est accessible par l’adresse www.charte-tpme.tg et est conçue pour être simple et facile à utiliser : les entrepreneurs devront fournir leurs informations personnelles et celles de leur entreprise, spécifier la catégorie de leur structure et s’acquitter d’un montant variable selon la catégorie.
Il faut noter que la charte prévoit plusieurs types de mesures au profit des TPME. Parmi ces mesures, on note entre autres : les aides spéciales aux jeunes entrepreneurs, femmes et personnes en situation de handicap ; les mesures en faveur des secteurs agricole, agroalimentaire, forestier et de l’artisanat ; l’appui à la mise en place de dispositifs de commercialisation de produits ; la promotion de l’accès aux marchés publics ; la promotion des concessions de services publics au profit des TPME à travers le partenariat public-privé ; la promotion de la sous-traitance en vue de permettre aux TPME d’accéder à des marchés ; une fiscalité adaptée aux TPME ; des mesures incitatives d’ordre fiscal et douanier spécifiques.

