Menacés de fermeture au 28 février, les exploitants du front de mer demandent un délai pour préserver emplois et investissements
À Lomé, la tension monte sur le littoral. Les exploitants de bars et de restaurants installés le long de la plage lancent un appel pressant aux autorités afin d’obtenir un report de la date butoir fixée au 28 février pour la cessation de leurs activités.
Regroupés au sein de l’Association des tenanciers de bars et restaurants (ATBR), ces petits commerçants sollicitent un moratoire jusqu’à la fin de l’année. Leur objectif : disposer du temps nécessaire pour se réorganiser, trouver des alternatives viables et limiter l’impact économique et social d’une fermeture immédiate.
Plus de 750 emplois concernés
Selon les responsables de l’association, depuis 2022, ces établissements ont généré plus de 750 emplois directs, incluant serveurs, cuisiniers, comptables et agents de sécurité. Ils affirment également avoir contribué à l’animation et à la sécurisation du front de mer, devenu au fil des années un espace de loisirs prisé des habitants et des visiteurs.
Au-delà de l’activité commerciale, les tenanciers mettent en avant l’effet d’entraînement sur l’économie locale : fournisseurs, transporteurs, pêcheurs et prestataires divers dépendent indirectement de cette dynamique.
Une occupation irrégulière du domaine public
Le point de blocage reste juridique. Les buvettes et installations concernées occupent une portion du domaine public maritime sans autorisation conforme, plaçant leur activité en situation d’irrégularité. Les autorités entendent faire respecter la réglementation en matière d’occupation du littoral, un enjeu qui touche à la gestion du foncier public, à l’aménagement urbain et à la protection côtière.
Face à cette réalité, les exploitants reconnaissent la nécessité d’un encadrement, mais plaident pour une approche graduelle plutôt qu’une cessation brutale.
Entre impératif légal et enjeu social
Le dossier met en lumière un équilibre délicat entre application stricte du droit et prise en compte des conséquences socio-économiques. La demande de moratoire vise à éviter une rupture immédiate d’activité susceptible d’affecter des centaines de familles.
Reste à savoir si les pouvoirs publics accorderont ce délai supplémentaire ou maintiendront la date du 28 février comme échéance définitive.
La Rédaction

