Le Président Faure Essozimna Gnassingbé a accueilli, ce mercredi 26 février 2025, à Lomé, S.E. Harriet Thompson, ambassadrice du Royaume-Uni au Togo, pour une rencontre dédiée à l’approfondissement des relations bilatérales. Ce dialogue intervient dans un contexte marqué par les défis sécuritaires régionaux et les opportunités économiques liées à la transition énergétique en Afrique.
Un dialogue axé sur une économie résiliente et les technologies vertes
Les discussions ont révélé la volonté du Royaume-Uni d’intensifier ses investissements privés dans les secteurs clés du Plan National de Développement (PND) du Togo. « Nos entreprises, particulièrement dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agritech et de la logistique portuaire, sont prêtes à s’engager davantage », a affirmé l’ambassadrice Thompson.
Le Royaume-Uni, qui a récemment intégré le Togo à son programme Developing Countries Trading Scheme (DCTS) – facilitant l’accès aux marchés pour les pays émergents –, prévoit de doubler ses échanges commerciaux avec le Togo d’ici 2030. Les exportations togolaises de produits agricoles certifiés (cacao, café bio) et de phosphates pourraient bénéficier de cette dynamique.
Par ailleurs, Londres soutient l’ambition de Lomé de devenir un hub régional pour l’hydrogène vert, avec des projets pilotes financés par des fonds mixtes (public-privé). Une délégation d’entrepreneurs britanniques est attendue en juin 2025 pour explorer ces opportunités.
Sécurité régionale : partage de renseignements et formation des forces spéciales
Face à la menace terroriste qui touche le nord du Togo et les pays voisins (Burkina Faso, Niger), les deux parties ont convenu d’élargir leur coopération en matière de défense. Le Royaume-Uni, déjà impliqué dans l’initiative ACORT (Accra Counter-Terrorism Initiative), proposera des modules de formation ciblés pour les unités d’élite togolaises, incluant la cybersécurité et la lutte contre les réseaux de financement du terrorisme.
Harriet Thompson a salué le rôle « stabilisateur » du Togo dans l’espace CEDEAO, notamment à travers sa médiation lors des crises politiques en Guinée et au Mali. Elle a réaffirmé le soutien de Londres à la feuille de route du Président Gnassingbé pour une « sécurité collective innovante », alliant réponse militaire et développement communautaire.
Un partenariat aligné avec les objectifs de développement durable
Au-delà des enjeux économiques et sécuritaires, l’entretien a porté sur des projets sociaux communs, notamment un programme d’appui à l’éducation des filles dans les zones rurales, financé à hauteur de 5 millions de livres sterling par le British Council.
En réponse aux priorités togolaises, le Royaume-Uni a également exprimé son intérêt pour des partenariats dans la gestion des déchets plastiques, un défi majeur pour le Togo, qui ambitionne de recycler 50 % de ses plastiques d’ici 2030.
La Rédaction

