Le président camerounais Paul Biya a annulé sa participation au sommet de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui se tient en France les 4 et 5 octobre. Cette décision suscite des inquiétudes croissantes concernant son état de santé.
Initialement, Biya avait prévu de poursuivre ses engagements diplomatiques estivaux, entamés en France en juillet et poursuivis en Chine en août. Prévu à New York pour l’Assemblée générale des Nations Unies à la fin septembre, il a annulé ce déplacement pour se concentrer sur son repos en Suisse, où il séjourne depuis début septembre.
Bien qu’il ait été confirmé comme participant jusqu’à la veille de l’événement, Biya a été représenté par son ministre des Affaires étrangères, Lejeune Mbella Mbella, au sommet aux côtés de Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, et du président français Emmanuel Macron.
Des signes préoccupants de fatigue
Des sources proches de la présidence ont évoqué des préoccupations concernant l’état de santé de Biya comme raison de cette annulation. Après ses déplacements à Paris pour l’ouverture des Jeux olympiques et au Forum sino-africain à Pékin, il a manifesté des signes de fatigue, poussant ses médecins à lui recommander un rythme moins soutenu. L’absence d’une déclaration officielle a alimenté les spéculations sur son programme diplomatique.
Biya devait revenir au Cameroun à la mi-septembre après son séjour en Chine, mais ces préparatifs ont été annulés suite aux conseils de son équipe médicale, l’amenant à rester en Suisse pour des soins médicaux et de longues périodes de repos. Depuis, il est sous la surveillance de ses médecins à l’hôtel Intercontinental de Genève. Contrairement à certaines rumeurs sur les réseaux sociaux, Paul Biya ne s’est pas rendu à Paris pour le sommet de l’OIF. Son avion, un Boeing 767 loué à Comlux, a bien effectué un vol de Genève à Le Bourget, près de Paris, le 24 septembre, mais aucune information officielle n’a été divulguée sur les passagers de ce vol.
Un agenda allégé pour le président
Paul Biya est placé sous la surveillance de la Direction de la sécurité présidentielle (DSP), qui veille à la discrétion de son séjour en Suisse. Il est accompagné de sa famille proche, y compris la première dame Chantal Biya, ses enfants Franck et Brenda Biya, ainsi que son beau-fils Franck Hertz, et Samuel Mvondo Ayolo, directeur du cabinet civil. Ce dernier, en collaboration étroite avec Chantal Biya, est chargé de réduire au maximum l’agenda du président, conformément aux conseils de son équipe médicale.
Selon nos informations, plusieurs rencontres prévues avec le président ont été annulées ces derniers jours à Genève. La présidence camerounaise devrait également rayer du programme de Paul Biya sa participation au sommet de Hambourg sur le développement durable, qui se tiendra les 7 et 8 octobre. Lejeune Mbella Mbella le représentera à nouveau lors de cet événement.
La Rédaction

