Un juge ougandais a rejeté la demande de libération sous caution de Kizza Besigye, figure majeure de l’opposition, détenu depuis près de neuf mois pour des accusations de trahison. Ses avocats avaient argumenté que la détention provisoire avait dépassé la limite légale de 180 jours, mais la justice a considéré que le délai avait commencé en février, et non en novembre.Kizza Besigye avait été enlevé au Kenya avant d’être initialement présenté devant une cour militaire en Ouganda. Selon des organisations de défense des droits humains et des responsables de l’opposition, cette détention s’inscrit dans une campagne de répression plus large, à l’approche des élections présidentielles de 2026. Le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, se prépare à briguer un septième mandat, suscitant inquiétude et critiques sur le respect des droits politiques dans le pays.Cette affaire met en lumière les tensions politiques croissantes en Ouganda et les inquiétudes internationales sur la liberté d’expression et les droits de l’opposition.
La Rédaction

