À quelques semaines des élections générales de janvier 2026, les électeurs ougandais disposent de peu d’informations sur le vote et les candidats, en particulier dans les zones rurales, mettant en péril la participation et la transparence.
Baisse de l’éducation civique
La réduction de l’éducation civique est liée à plusieurs années de ressources limitées, aggravées par les coupes dans l’aide américaine. Pendant longtemps, USAID finançait la sensibilisation sur les droits et devoirs des électeurs, la désignation des bureaux de vote et l’information sur les candidats. La suppression de près de 70 % des programmes américains en 2025 a fragilisé les ONG locales qui complétaient le travail de la Commission électorale, notamment dans les zones isolées.
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Impact sur la société civile
Des programmes comme « Ugandans for Peace Activity » ou SCENE, financés par USAID, visaient à éduquer les jeunes et promouvoir des élections pacifiques. Leur interruption a entraîné le licenciement de plusieurs employés et réduit la sensibilisation des électeurs ruraux, créant frustration et méfiance.
Contexte politique et géopolitique
Le président Museveni, au pouvoir depuis 1986, brigue un septième mandat. Son principal rival, Robert Kyagulanyi (Bobi Wine), mobilise la jeunesse mais subit restrictions et arrestations. La Chine et la Russie, dont le soutien est moins conditionné par la gouvernance, renforcent leur influence en Ouganda, alors que l’aide américaine se réduit.
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Conséquences pour les électeurs
Certains électeurs, comme Victoria Namukasa, 20 ans, refusent de voter, estimant que leur suffrage n’aura aucun impact. D’autres, comme Ronald Serunjoji, 18 ans, restent enthousiastes mais mal informés sur les candidats et postes à pourvoir.
Les coupes de l’aide américaine ont affaibli l’éducation civique et la capacité de la société civile à surveiller le scrutin. Dans un contexte électoral tendu et dominé par un président en poste depuis près de 40 ans, la participation et la transparence sont menacées.
La Rédaction

