Ngozi Okonjo-Iweala, actuelle directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), a officiellement annoncé sa candidature pour un second mandat. Cette déclaration, attendue depuis juillet, est bien accueillie, sauf en cas d’une éventuelle réélection de Donald Trump, qui avait précédemment bloqué sa nomination en 2020.
Première femme et première Africaine à occuper ce poste, Okonjo-Iweala fait face à une situation délicate : l’OMC peine à se réformer et à conclure des accords majeurs. Bien qu’aucun autre candidat ne se soit encore présenté, l’incertitude persiste en raison des élections américaines. Une victoire de Donald Trump pourrait à nouveau compromettre ses chances.
En juillet, lors d’une réunion au siège de l’OMC, les pays africains ont formellement demandé à Okonjo-Iweala de poursuivre son travail, la poussant à se déclarer pour un second mandat. Sa candidature a été officiellement présentée au président du Conseil général de l’OMC, Petter Olberg, le 16 septembre.
Le mandat actuel de Ngozi Okonjo-Iweala se termine en août 2025, mais le processus de sélection du prochain directeur général débute en décembre 2024. La sélection, comme à l’accoutumée, devra être faite par consensus entre les 166 membres de l’OMC, un processus qui avait déjà posé des difficultés lors de sa nomination en 2020, lorsque Donald Trump avait favorisé la ministre sud-coréenne du Commerce, Yoo Myung-hee.
Depuis son entrée en fonction en 2021, Okonjo-Iweala a travaillé à revitaliser l’OMC, notamment en facilitant l’accès aux vaccins pendant la pandémie de COVID-19 et en menant à bien un accord sur les subventions à la pêche. Cependant, elle est confrontée à une pression croissante pour réformer l’organisation, en particulier sur la question des obligations des économies émergentes avancées. Le système de règlement des différends, paralysé depuis plusieurs années par le blocage des États-Unis sur la nomination des juges de l’organe d’appel, reste un autre défi majeur qu’elle tente de résoudre.
Avec une réélection à l’horizon, Ngozi Okonjo-Iweala vise à poursuivre ses efforts pour redonner un nouveau souffle à l’OMC, notamment en prévision de la prochaine grande réunion ministérielle prévue au Cameroun en 2026.
La Rédaction

