Le Nigeria a annoncé lundi un renforcement de sa coopération sécuritaire avec les États-Unis, tout en démentant fermement toute persécution ciblée des chrétiens dans le pays. Cette initiative fait suite à une série de rencontres bilatérales à Washington entre hauts responsables nigérians et américains.
La délégation nigériane, dirigée par le conseiller à la sécurité nationale Mallam Nuhu Ribad, a été reçue par des membres du Congrès américain, le Bureau des affaires religieuses de la Maison Blanche, le Département d’État, le Conseil national de sécurité et le Département de la guerre. Ces échanges interviennent dans un contexte de pressions internationales, après que l’ancien président Donald Trump a évoqué la possibilité d’une intervention militaire au Nigeria, invoquant des « massacres de chrétiens ».
Bayo Onanuga, conseiller spécial du président nigérian, a indiqué que les discussions ont permis de consolider l’engagement américain en matière de sécurité. Ce soutien inclura un renforcement du partage de renseignement, une accélération du traitement des demandes d’équipements militaires et la fourniture potentielle de matériels excédentaires pour lutter contre les groupes terroristes et extrémistes violents.
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Le gouvernement d’Abuja a profité de ces rencontres pour réaffirmer que les violences touchent toutes les communautés, indépendamment de la religion ou de l’ethnie, et a mis en garde contre toute interprétation erronée des faits qui pourrait accentuer les divisions au sein du pays.
Le Département américain de la guerre a souligné que les discussions ont porté sur les moyens de réduire les violences contre les communautés chrétiennes et de renforcer la lutte contre les groupes jihadistes en Afrique de l’Ouest. Washington a également insisté pour que le Nigeria démontre son engagement à travers des mesures concrètes et durables.
Avec près de 230 millions d’habitants, le Nigeria reste confronté à une insécurité persistante. Le nord-est est frappé par l’insurrection de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), qui ont causé plus de 40 000 morts et déplacé plus de deux millions de personnes. Dans le nord-ouest et le centre, des groupes criminels armés multiplient attaques, enlèvements et pillages. Ces derniers jours, plus de 350 personnes, dont plus de 300 élèves et enseignants, ont été enlevées dans plusieurs établissements scolaires, dont une école catholique, et dans des lieux de culte, renforçant l’attention internationale sur la situation sécuritaire nigériane.
La Rédaction

