Plusieurs milliers de Nigérians pourraient à nouveau prendred’assaut les rues des grandes villes du pays ce 01 Aout, à l’appel des leaders des centrales syndicales. Les différents appels lancés visent à susciter des manifestations de rue pour exprimer le mécontentement Nigérians face à la gouvernance du président Bola Ahmed Tinubu qui serait la cause de la cherté de la vie dans le pays.
Arrivé au pouvoir en Mai 2023, le président Bola Ahmed Tinubu a mis en place des reformes dans l’intention d’attirer les investisseurs étrangers. Il a mis fin à la subvention du carburant et au contrôle des devises, entrainant la hausse des prix de l’essence et une hausse généralisée des prix. L’Inflation des denrées alimentaires a dépassé 40% accentuant le mécontentement de la population. Malgré les récents allègements, le pouvoir d’achat des classes moyennes resté inchangé suscite la colère de la jeunesse et des mouvements syndicaux. De nombreuses manifestations sont attendus ce 01 aout dans le pays pour réclamer une meilleure gouvernance et de conditions de vie. Ces derniers jours, les appels à manifester se sont multipliés sur les réseaux sociaux avec des hashtags d’alertes #EndBadGovernanceInNigeria (mettre fin à la mauvaise gouvernance au Nigeria) ou #RevolutionNow(révolution maintenant). Les syndicats organisateurs de la manifestation souhaitent drainer des foules de manifestants surtout dans les grandes villes comme Lagos, Abuja et Kano. Cependant, beaucoup craignent les violences ou la perte d’une journée de travail
Face à la mobilisation, le gouvernent a multiplié les avertissements, de peur que ces rassemblements ne se transforment en émeutes au regard de la colère grandissante dela jeunesse. Les autorités prévoient de déployer 4000 agents des forces de sécurité afin d’encadrer ces manifestations. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont, de leur côté, lancé un appel à la vigilance à leurs ressortissants, les invitantà éviter les foules et les manifestations.
Les dernières grandes manifestations de cette envergure ont eu lieu en Octobre 2022. Les manifestations avec le hashtag#EndSARS, dénonçant les abus de la brigade de police « Special Anti-Robbery Squad » (SARS) s’étaient soldées dans un bain de sang avec dix morts selon Amnesty International.
La Rédaction

