Le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte au pouvoir au Niger, a ordonné la libération de plusieurs détenus dans un geste présenté comme un pas vers la réconciliation nationale. Cependant, l’ancien président Mohamed Bazoum demeure en détention, en dépit des multiples appels à sa libération.
Une réconciliation sélective ?
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des recommandations issues des assises de la refondation, visant à apaiser les tensions internes. « Le pardon et la réconciliation auxquels nous appelons ne peuvent s’opposer aux aspirations légitimes des Nigériens à la justice », a déclaré Tiani, mettant en avant la complexité du processus.
Néanmoins, l’absence de Mohamed Bazoum parmi les bénéficiaires de cette mesure envoie un signal clair : sa libération n’est pas à l’ordre du jour. Depuis le coup d’État de juillet 2023, l’ancien chef d’État est maintenu en résidence surveillée, malgré les pressions internationales.
Un appel à l’unité et à la lutte contre la corruption
S’exprimant devant les officiels et les forces vives de la nation, Tiani a exhorté les Nigériens à dépasser les divisions et à faire bloc face aux défis du pays. « Plutôt que de nous perdre dans des divisions inutiles, nous devons mobiliser nos forces et faire front commun », a-t-il martelé.
Le président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) a également réaffirmé son engagement à combattre la corruption. Il a promis une gouvernance sans « chasse aux sorcières », mais sans impunité non plus, insistant sur la nécessité d’une refondation profonde des institutions.
Si cette annonce marque une avancée pour certains détenus, elle ne change en rien la situation de Mohamed Bazoum, toujours privé de liberté et dont l’avenir politique reste incertain.
La Rédaction

