L’ancien ministre nigérien du Pétrole, Mahaman Moustapha Barké, a été arrêté en début de semaine à son domicile à Niamey, quelques mois après sa révocation du gouvernement en août 2024. L’arrestation, survenue le 13 janvier 2025, a été confirmée par plusieurs sources locales et un média privé, mais les raisons de cette détention demeurent floues.
Des membres de la société civile nigérienne ont rapporté à l’AFP avoir appris l’incident, précisant qu’ils ignoraient les motifs de l’interpellation. Le journal L’Enquêteur, l’un des principaux quotidiens privés du pays, a également confirmé l’arrestation, soulignant qu’aucune déclaration officielle n’avait été faite par les autorités.
Nommé au poste de ministre de l’Énergie, des Mines et du Pétrole en août 2023 par le régime militaire qui avait pris le pouvoir après le renversement du président Mohamed Bazoum, Mahaman Moustapha Barké avait vu son ministère scindé en trois entités peu après. Il avait conservé la direction du secteur pétrolier jusqu’à son limogeage en août 2024. Depuis sa sortie du gouvernement, les raisons exactes de son départ n’ont pas été divulguées, mais la situation politique et économique du pays, marquée par des tensions internes et externes, reste complexe.
Pendant son mandat, Barké a notamment été impliqué dans la gestion des relations tendues entre le Niger et le Bénin voisin. Un différend autour de l’exportation de pétrole, transporté via un oléoduc de près de 2.000 kilomètres, a mis à mal les échanges économiques entre les deux pays. Le Niger a accusé le Bénin d’héberger des “terroristes” et d’utiliser son territoire comme base pour déstabiliser le pays. Le pétrole étant une ressource essentielle pour les deux nations, ces tensions ont exacerbé les difficultés économiques dans la région.
L’affaire a pris une ampleur considérable sur les réseaux sociaux, mais le gouvernement nigérien n’a pas encore pris la parole pour clarifier la situation.
La Rédaction

