Le différend entre Orano et l’État nigérien franchit une étape importante avec une décision provisoire du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).
Cette décision interdit aux autorités nigériennes de vendre les stocks d’uranium récemment confisqués au groupe français, qui se dit lésé. Par ailleurs, le CIRDI ordonne la libération immédiate d’Ibrahim Courmo, représentant d’Orano au Niger, détenu depuis mai 2025.
Orano a réagi par communiqué, se réjouissant de ce verdict provisoire tout en dénonçant la détention prolongée de son représentant, qualifiée d’illégale. Le groupe indique être prêt à engager des actions complémentaires, y compris pénales, si la décision n’était pas respectée.
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De son côté, le Niger a répondu lors d’une intervention à l’ONU ce samedi 27 septembre. Le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a accusé la France d’“entraîner le pays dans des procédures interminables afin d’entraver l’exploitation et la vente” de son minerai.
Depuis l’arrivée du régime militaire au pouvoir en 2023, le Niger mène une politique visant à renforcer sa souveraineté sur ses ressources naturelles. La Somaïr, filiale nationale d’Orano détenue à 90 % par l’État français, figure parmi les entreprises ciblées par cette démarche.
La Rédaction

