Le Niger a été le théâtre d’une attaque contre une base de l’armée de l’air située à proximité de l’aéroport international Diori Hamani à Niamey, survenue dans la nuit de mercredi à jeudi. L’assaut a blessé quatre soldats et endommagé un aéronef. Selon les autorités nigériennes, vingt assaillants ont été tués et onze autres arrêtés.
Dans une allocution télévisée, le chef de la junte, le général Abdourahamane Tchiani, a accusé la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire d’avoir soutenu les assaillants, sans fournir de preuves vérifiables. Les autorités locales ont également mentionné qu’un des assaillants tués pourrait être de nationalité française, information non confirmée de manière indépendante. À ce jour, aucune organisation n’a revendiqué l’attaque.
La base touchée se situe dans une zone stratégique de la capitale, où sont implantés le quartier général de la force conjointe Niger–Burkina Faso–Mali et des installations militaires clés, ainsi qu’un stock d’uranium. L’aéroport international a également été touché, avec des impacts constatés sur un avion de la compagnie Air Côte d’Ivoire.
Depuis le coup d’État de 2023, le Niger a rompu ses liens avec la France et certains partenaires occidentaux, s’orientant vers la coopération sécuritaire avec la Russie. Les tensions régionales restent vives, notamment avec le Mali et le Burkina Faso, et les autorités nigériennes ont souvent mis en cause des pays voisins perçus comme proches de Paris.
L’attaque illustre la fragilité sécuritaire dans la région du Sahel et les défis persistants liés à la stabilité politique et militaire du Niger.
La Rédaction

