Les attaques de drones se multiplient sur le continent africain, et la République démocratique du Congo (RDC) en est le dernier exemple. Ce week-end, l’aéroport stratégique de Kisangani, dans le nord-est du pays, a été visé par plusieurs drones ennemis, accentuant les inquiétudes sur la sécurité des infrastructures civiles et militaires.
Selon les autorités locales, huit drones hostiles ont été neutralisés avant de toucher leurs cibles. Aucune victime n’a été signalée, mais les explosions entendues jusqu’à deux heures du matin ont semé la panique parmi les habitants, certains cherchant refuge loin de la zone aéroportuaire. Le gouvernement provincial a accusé le groupe armé M23 et un soutien présumé du Rwanda d’être derrière cette offensive.
Kisangani, ville de plus de 1,5 million d’habitants, dépend fortement de son aéroport en raison de routes en mauvais état. L’infrastructure est également utilisée par l’armée congolaise pour mener des opérations contre le M23 et ses alliés situés à plusieurs centaines de kilomètres. En réponse à l’incident, la sécurité autour de l’aéroport a été renforcée, et les autorités ont appelé la population à garder son calme.
Cet événement s’inscrit dans une tendance plus large sur le continent. Des attaques similaires ont récemment été enregistrées au Sahel, en Somalie, au Mozambique et au Soudan, touchant à la fois des bases militaires et des infrastructures civiles. L’usage croissant des drones par des groupes armés ou des acteurs étatiques transforme les conflits, permettant des frappes à distance tout en réduisant les risques pour les assaillants et compliquant la protection des populations et des sites stratégiques.
Pour la RDC, ces incidents soulignent la nécessité de renforcer les systèmes de défense aérienne et de sécuriser les zones vulnérables, alors que l’est du pays reste le théâtre de tensions persistantes, aggravées par les offensives répétées du M23 et le soutien allégué de ses alliés. L’attaque de Kisangani illustre combien le recours aux drones devient un facteur central de la sécurité en Afrique, exigeant des réponses adaptées pour protéger à la fois les civils et les infrastructures vitales.
La Rédaction

