La province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique, fait face à une nouvelle flambée de violences armées. Entre le 20 et la fin juillet 2025, plus de 46 000 personnes ont été forcées de fuir leurs foyers, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).
Ces déplacements massifs aggravent une crise humanitaire qui s’enlise depuis plusieurs années, marquée par les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales. Depuis janvier 2025, plus de 95 000 personnes ont dû fuir les combats, abandonnant leurs villages pour tenter de trouver refuge dans des zones plus sûres.
Des familles piégées dans la précarité
La majorité des déplacés sont des enfants, souvent séparés de leurs proches. Les familles vivent dans des abris surpeuplés, sans accès régulier à l’eau potable, aux soins de santé ou à la nourriture. La peur constante d’attaques et l’insécurité généralisée entravent la distribution de l’aide humanitaire.
En outre, de nombreux déplacés ne possèdent pas de documents d’identité valides, ce qui limite leur accès aux services sociaux de base et renforce leur marginalisation.
Des ressources humanitaires au bord de l’épuisement
Le Mozambique est également confronté à d’autres crises : impacts climatiques, épidémies, et effondrement du financement humanitaire. À ce jour, seulement 19 % du plan de réponse humanitaire 2025 a été financé, obligeant les agences à réviser drastiquement leurs objectifs. L’aide prévue initialement pour plus d’un million de personnes ne peut désormais atteindre qu’environ 317 000 bénéficiaires.
L’ONU tire la sonnette d’alarme
Face à cette situation critique, les Nations Unies appellent à une mobilisation urgente de la communauté internationale. Elles exhortent à un renforcement immédiat de l’accès humanitaire et à une augmentation substantielle des financements, pour éviter que la crise n’échappe totalement à tout contrôle.
La Rédaction

