Après douze jours de confrontations intenses, l’Iran a officiellement annoncé ce mardi soir la fin de la guerre l’opposant à Israël. Une déclaration qui intervient dans un contexte de désescalade progressive, malgré un cessez-le-feu entamé dans la confusion et partiellement violé dans ses premières heures.
Un tournant majeur
C’est par une allocution solennelle que le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré « la fin de la guerre de 12 jours », qualifiant le conflit de « guerre imposée par Israël » et saluant « la résistance héroïque du peuple iranien ». Ce discours clôt une séquence militaire marquée par des frappes israéliennes sur des installations nucléaires iraniennes, suivies de représailles iraniennes d’une intensité inédite.
Du côté israélien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a lui aussi reconnu la fin des hostilités. Tel-Aviv revendique une « victoire stratégique » avec la neutralisation de plusieurs cibles sensibles en Iran, tout en rappelant que l’armée reste en état d’alerte. Le gouvernement affirme que la dissuasion israélienne a été restaurée.
Un cessez-le-feu encore fragile
Le cessez-le-feu annoncé la veille par Donald Trump a été brièvement mis en péril par des tirs de missiles en provenance d’Iran ayant visé Beersheba, causant la mort de quatre civils israéliens. En réponse, Tsahal a frappé plusieurs cibles en Iran, notamment un radar militaire près de Téhéran. Depuis ces échanges, les armes se sont tues.
Ce mardi soir, les deux parties semblent avoir suspendu leurs actions offensives. Le chef d’état-major de Tsahal a toutefois averti :
« Au vu de la grave violation du cessez-le-feu commise par l’Iran, nous attaquerons avec force si cela recommence. »
Reprise progressive des activités
Les vols commerciaux ont repris à l’aéroport Ben Gurion de Tel-Aviv, signe tangible d’un retour à la normale. Les places boursières ont salué l’annonce d’une trêve durable : les cours du pétrole ont chuté de plus de 4 %, tandis que les marchés internationaux se sont stabilisés.
Pressions internationales et incertitudes
La communauté internationale, de l’Union européenne à la Chine en passant par les États-Unis, a salué la fin des combats tout en appelant à une désescalade durable. L’absence de médiation officielle, de cadre vérifiable et d’observateurs laisse toutefois planer le doute sur la solidité de ce cessez-le-feu.
Par ailleurs, Donald Trump, à l’origine de l’initiative de trêve, s’est dit « satisfait mais vigilant », tout en critiquant implicitement Israël pour avoir « répondu trop tôt ».
Une paix encore fragile
Si la guerre semble terminée, la paix, elle, reste incertaine. Aucun accord de cessez-le-feu formel n’a été signé. Aucune instance internationale n’a été mandatée pour superviser la situation. Et les tensions régionales, en particulier à Gaza et au Liban Sud, restent vives.
La Rédaction

