C’est une révolution industrielle silencieuse mais décisive : Tesla va implanter sa première usine africaine à Kénitra, au Maroc. L’information, révélée par L’Economiste, met fin à plusieurs mois de négociations menées dans la plus grande discrétion.
L’investissement annoncé s’élève à 5 milliards de dollars. Sur 300 hectares, à proximité du hub logistique de Tanger Med, Tesla prévoit d’ériger une méga-usine capable de produire 400 000 véhicules par an. À l’horizon 2028, les premiers modèles – dont le Model Y et un véhicule compact d’entrée de gamme à 25 000 dollars – devraient sortir des lignes marocaines.
Le Maroc, nouvelle étoile de la mobilité électrique
« Le Maroc représente une porte d’entrée stratégique vers l’Afrique et le monde arabe », a déclaré Elon Musk, soulignant la stabilité politique du Royaume, la compétence de sa main-d’œuvre et l’efficacité de ses infrastructures. Le choix de Kénitra, déjà doté d’un écosystème automobile structuré, n’a rien d’un hasard : Renault, Stellantis et des centaines d’équipementiers y ont déjà bâti un tissu industriel robuste.
Avec cette implantation, le Maroc ne se contente plus de jouer les sous-traitants : il ambitionne de devenir un acteur clé de la révolution électrique mondiale.
Un saut technologique majeur pour l’industrie marocaine
Au-delà du prestige, les enjeux sont considérables. Selon Karim Tazi, président de la Fédération des Industries Mécaniques et Métallurgiques, « les transferts de technologie seront déterminants, notamment dans les batteries et l’électronique embarquée ». Environ 25 000 emplois directs et indirects sont attendus.
Les travaux de construction débuteront en septembre 2025, pour une mise en production prévue fin 2027. L’arrivée de Tesla entérine la montée en gamme industrielle du Maroc et positionne le pays comme tête de pont de la transition énergétique sur le continent.
La Rédaction

