Lors d’une vidéoconférence du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS-UA) sur la déradicalisation, le Maroc a appelé à une réponse globale et coordonnée face à l’extrémisme violent en Afrique. Sous la présidence marocaine du CPS-UA pour le mois de mars, le Royaume a mis en avant l’importance d’une approche multidimensionnelle alliant sécurité, développement et promotion d’un islam tolérant.
Une approche globale et inclusive
Suivant les orientations du Roi Mohammed VI, la délégation marocaine a souligné que la déradicalisation ne peut être efficace sans une stratégie intégrée. Le Maroc a ainsi mis en avant plusieurs initiatives, notamment :
•L’Initiative nationale pour le développement humain 2025, qui vise à améliorer les conditions socio-économiques des populations vulnérables.
•La formation renforcée des imams, pour promouvoir un islam du juste milieu et contrer les discours extrémistes.
•La Fondation Mohammed VI pour les oulémas africains, qui œuvre à la diffusion des valeurs de tolérance et de coexistence à travers le continent.
Le Maroc a insisté sur l’importance d’ancrer ces actions dans le cadre de la coopération Sud-Sud et de la Déclaration de Tanger, qui établit un lien fondamental entre paix, sécurité et développement.
Une vigilance accrue face aux foyers de radicalisation
La délégation marocaine a exhorté les États membres de l’Union africaine à renforcer les systèmes d’alerte précoce et les mécanismes de prévention, notamment dans les camps de réfugiés, où les jeunes sont particulièrement exposés aux discours extrémistes. Elle a également insisté sur le rôle crucial des femmes et des jeunes, les considérant comme des acteurs essentiels dans la lutte contre la radicalisation.
Enfin, le Maroc a plaidé pour une réponse africaine unifiée, appelant à des solutions durables qui vont au-delà de l’action militaire. Il s’agit, selon Rabat, d’un enjeu stratégique pour garantir la stabilité et la prospérité du continent.
La Rédaction

